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Programmes

Avancement de l'éducation des filles
(Afghanistan)

Accélération de l’accès des filles à une éducation de qualité pour la formation de futures dirigeantes en Afghanistan.

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Projet

 

LE DÉFI

En Afghanistan, cinquante-deux pourcents des femmes sont analphabètes. Se classant parmi les pays avec le plus important taux de mortalité maternelle dans le monde (396 décès / 100 000 naissances), l’Afghanistan est considéré comme l’un des pays les plus dangereux où naître en tant que femme. 87 pourcents des femmes ont été victimes d’au moins une forme de violence au cours de leur vie. De plus, en dehors des tâches au sein du foyer, les possibilités offertes aux femmes sont extrêmement limitées. Selon UN Woman, la participation des femmes à la population active n’était que de 19% en 2016. Soixante pourcents des filles ne sont pas scolarisées.

 LE CONTEXTE

L’approche innovante du programme s’appuie sur l’expérience de Womanity en Afghanistan au travers du programme School in a Box, mis en place depuis 2007 et établi dans 15 écoles publiques pour filles dans la ville de Kaboul, la province de Kaboul, Panjshir et celle de Kapisa. De 2007 à 2017, School in a Box – AGEA a bénéficié à 33 000 étudiantes et 1 100 enseignants et personnel scolaire en améliorant la qualité de l’environnement d’apprentissage de la primaire à la fin du secondaire. L’approche holistique d’AGEA comprend cinq composantes clés: la formation des enseignants; l’éducation à l’hygiène; l’engagement communautaire; la préparation académique et professionnelle et l’amélioration des infrastructures scolaires. Grâce à son intervention, Womanity a construit un environnement d’apprentissage propice pour les adolescentes et a créé des communautés solidaires autour des écoles.

L’OPPORTUNITÉ

D’ici 2030, il est estimé qu’il manquera 75 à 80 millions de travailleurs moyennement et hautement qualifiés et qu’il y aura une offre excédentaire de main-d’œuvre peu qualifiée. Les emplois liés à la science, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques augmentent 1,7 fois plus que le taux d’autres emplois et paient 33% de plus. L’écart salarial entre les hommes et les femmes est le plus bas dans les domaines liés aux STEM. Toutefois, les femmes sont aujourd’hui sous-représentées dans ces emplois, même dans les lieux où elles détiennent un nombre égal de diplômes universitaires.

En Afghanistan, les employeurs classent les compétences informatiques au sommet de leurs futures conditions d’embauche. Un récent sondage auprès de 275 entreprises de TIC en Afghanistan (demandé par l’USAID) a révélé qu’il y avait 1 174 emplois en TIC disponibles pour les femmes, cependant, l’obstacle le plus important à leur embauche était le manque de connaissances pratiques en technologie.

L’APPROCHE

En 2016-2017, sur la base de l’étude de marché menée par USAID, le programme AGEA de Womanity est passé d’une approche holistique à une approche précise centrée sur les possibilités de formation professionnelle afin d’améliorer le leadership et les carrières professionnelles et universitaires des étudiantes dans les classes supérieures (10e à 12e année). En 2016, Womanity a mis en place le nouveau projet Girls Can Code; un programme de codage dans deux écoles; bénéficiant à 40 étudiantes.

Entre 2017 et 2019, Womanity élargira le programme Girls Can Code à quatre écoles et complètera son offre avec des cours préparatoires en anglais (en 10e année) et en informatique de base (en 11e année), afin de mieux préparer les étudiantes à l’introduction au codage et développement Web (Girls Can Code) en 12e année afin de se calquer sur la demande du marché du travail domestique. L’objectif de ce programme est de combler l’écart de compétences dans le marché du travail en Afghanistan dans les TIC, en particulier l’informatique et le codage, ainsi que l’anglais. Le programme offre également un service d’aide afin de trouver des futurs stages/emplois pour les étudiants. Équiper les filles avec cette formation facilite leur accès aux possibilités académiques et aux effectifs de l’Afghanistan.

Le programme bénéficiera au total à 200 étudiants chaque année.

L’IMPACT

 School in a Box 2007-2016

  • Le programme a été mis en place dans 15 écoles dans différentes provinces isolées, rurales et urbaines, en particulier dans la ville de Kaboul, la province the Kaboul, Panjshir and Kapisa; et a atteint une population de 33 000 étudiantes et 1 100 enseignants et personnel scolaire
  • 3 702 participantes ont suivi des cours de formation (Δ / 100 scores pré et post test entre 38/100 et 45/100) en 2011-2016
  • 44% des étudiantes ont passé l’année scolaire avec un score de 70% ou plus et 45% des élèves de 10 à 12 ans ont obtenu un score de 70% ou plus en chimie en 2016 (9% de plus qu’en 2015)
  • 58% des élèves de 12e année (enseignés par Womanity) ont passé l’examen du conseil d’administration en 2015

 

Les écoles ont été équipées de laboratoires scientifiques, laboratoires informatiques, équipement de sport, installations d’hygiène de base et eau potable et infrastructures et entretien ad hoc

Girls Can Code|Afghanistan 2016

 Sur les 40 étudiantes diplômées du GCC en 2016, 30 aimeraient rejoindre l’Université, une aimerait devenir enseignante, une souhaite travailler directement dans un domaine lié à l’informatique, trois ne savent pas ce qu’elles veulent faire ou ne sont pas joignables et cinq ont abandonné le programme.

20% d’entre elles sont en train ou vont participer à un programme de stages en 2017.

 CROWD SOURCING

La Fondation Womanity a mis en place deux campagnes de financement participatif afin de soutenir les projets suivants en Afghanistan :

L’autonomisation des filles afghanes en leur enseignant le codage

250 enseignants pour les filles Afghanes

Chaque dollar versé sert à financer le programme « Girls Can Code ». Womanity s’engage à s’assurer que 100% des contributions aillent directement au programme. Même la plus petite donation peut avoir un grand impact : avec seulement 5 $ vous pouvez changer l’avenir de 2 filles en les aidant à s’émanciper.

PARTENAIRES PRECIEUX

The Ministry of Education of Afghanistan (2011- présent), Roshan Telecommunications (2012-présent), Samuel Hall (2012-présent), ART Consulting (2017 – présent), American University of Afghanistan (2016 – présent), Afghanistan Libre (2011-2014), UBS Optimus Foundation (2011-2015), Vitol (2014), et de nombreux autres partenaires opérationnels.

MEDIA

Quelques journaux ont mis en avant le projet Girls Can Code; retrouvez les articles ci-dessous :

Un voyage à but non-lucratif surprenant afin d’enseigner aux filles comment coder en Afghanistan (Mashable)

Rencontrez les ‘codeuses’ Afghanes qui défient les stéréotypes de genre (The Guardian)

Programmes

WomenChangeMakers
(Brésil et Inde)

Aider les entrepreneurs sociaux à servir de catalyseurs du changement social à grande échelle en faveur des femmes et des filles.

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Projet

« Être Fellow WomenChangeMakers a aidé notre organisation à élargir son réseau de partenaires et à rencontrer des personnes que nous n’aurions pas connues sans ce programme. Le Fellowship nous ouvre beaucoup de portes et nous sommes convaincus qu’avec le temps, son impact sera encore plus fort qu’escompté. » – Alice Freitas, Fellow WCM, Fondatrice et Présidente d’Asta (Brésil)

Défi

D’après le PNUD, les femmes accomplissent 66 % du travail dans le monde et produisent 50 % de la nourriture, mais ne gagnent que 10 % des revenus mondiaux et ne détiennent que 1 % des biens immobiliers[1], tandis qu’au niveau mondial, les femmes occupent seulement 21,4 % des sièges parlementaires[2].

Lorsque les femmes et les hommes possèdent des chances et des droits égaux, la croissance économique et le développement social s’accélèrent, tandis que le taux de pauvreté diminue plus rapidement pour tous. Cependant, la parité demeure un objectif lointain. Dans les pays en voie de développement, les femmes et les filles se heurtent toujours à des obstacles aussi bien sociaux qu’économiques ou politiques, d’une ampleur nettement plus importante que pour les hommes[3]. Ce phénomène s’explique par une discrimination systématique en matière d’éducation, de santé, d’emploi et de contrôle des ressources de production.

De nombreuses réglementations et institutions ne tiennent toujours pas compte des disparités entre les sexes. Possédant une emprise minimale sur les processus décisionnaires, les femmes n’ont que peu d’occasions de susciter un changement.

[1] Banque mondiale, International Finance Corporation (2012), « Removing barriers to economic inclusion », http://wbl.worldbank.org/~/media/FPDKM/WBL/Documents/Reports/2012/Women-Business-and-the-Law-2012.pdf (10/08/2015)

[2] PNUD (2014), « Inforapide : Le PNUD et l’Égalité des Sexes », http://www.undp.org/content/dam/undp/library/corporate/fast-facts/french/FF-Gender-Equality-and-UNDP—FR.pdf (10/08/2015)

[3] ONE (2015), « Poverty is sexist: Why Girls and Women Must be at the heart of the fight to End Extreme Poverty », https://s3.amazonaws.com/one.org/pdfs/poverty_is_sexist_report.pdf (10/08/2015)

Présentation du programme WomenChangeMakers (WCM)

Womanity considère que l’autonomisation des femmes, ainsi que leur soutien pour leur permettre d’améliorer les conditions au sein de leur communauté, entraînent un développement social et économique durable, aussi bien au niveau local que mondial.

Le programme WomenChangeMakers soutient des personnes remarquables dont les projets sont en mesure de générer un progrès pour les femmes.

Le programme vise à identifier, soutenir et mettre en relation des entrepreneurs sociaux de premier ordre s’attaquant aux problèmes qu’éprouvent les femmes pour accéder à l’éducation et à la santé, et bénéficier d’une participation économique et politique égale. WomenChangeMakers crée un écosystème composé de partenariats aidant ses Fellows à accroître, élargir et répliquer leur projet, à décupler les synergies et à renforcer leur impact.

Intervention Model (fr)

Approche

Lancé en 2010, le programme WomenChangeMakers a pour but d’identifier des entrepreneurs sociaux et de les aider à créer des changements sociaux de grande ampleur en contribuant aux avancées pour les femmes et leurs communautés. Le programme a pour but d’épauler les entrepreneurs sociaux afin qu’ils renforcent et intensifient leur action en faveur de l’autonomisation des femmes. Des partenariats stratégiques sont établis avec des professionnels qui renforcent la capacité, la portée et l’impact des Fellows WomenChangeMakers.

Nos Fellows dirigent des projets déjà couronnés de succès et sont prêts à les répliquer et les étendre. Ils sont identifiés dans leur pays par la Fondation Womanity et ses partenaires, puis soigneusement évalués par l’équipe WomenChangeMakers. Les Fellows sélectionnés bénéficient ensuite d’un soutien échelonné sur trois ans. Cette assistance comprend une mise en relation avec des professionnels partageant leur point de vue, doublée d’un accès à diverses ressources, ainsi que des offres de mentorat via le réseau WomenChangeMakers, dont ils deviennent membres à vie.

Continuer à lire ci-dessous, pour en savoir plus sur les modalités du soutien dont bénéficient les Fellows; sur notre processus de sélection; et pour découvrir nos Fellows WomenChangeMakers.

 

Impact

  • Alice Freitas a fait partie des finalistes de l’édition 2013 du trophée d’entrepreneuriat social sous l’égide de Folha de São Paulo et de la Fondation Schwab, et a été sélectionnée comme participante au programme Ashoka Globaliser 2014, ainsi qu’au programme Visionaries organisé par Endeavour. Rachel Schettino, cofondatrice de Rede Asta, a été invitée à participer au premier Forum des femmes pour l’économie et la société au Brésil.
  • Rede Asta a déjà apporté son soutien à 812 artisanes dans 60 groupes de production.
  • Alice Freitas et Rede Asta ont fait l’objet d’un sujet dans Mundo SA, une émission de télévision diffusée sur l’une des plus grandes chaînes du Brésil. Suite à cette émission, le revenu moyen mensuel a triplé.
  • Mulher em Construção a vu l’un de ses projets approuvé par la Brazil Foundation. Son but était d’assurer la formation de 100 femmes dans le secteur du bâtiment à Rio Grande do Sul, après une mise en relation effectuée par Womanity.
  • Rede Nami a formé 1 000 adolescentes à l’utilisation de l’art urbain comme vecteur d’un message social, pour les aider à sensibiliser leurs communautés au thème de l’égalité des sexes par le biais du graffiti.
  • En décembre 2014, en partenariat avec Prêmio Empreendedor Social, la distinction la plus prestigieuse du Brésil dans le secteur de l’entrepreneuriat social, WomenChangeMakers Brésil a eu la joie d’introniser trois Fellows honorifiques dans le programme WomenChangeMakers.
  • En 2014, Educate Girls a lancé le pilote du premier programme de type PbR (Payment by Results ou paiement aux résultats) dans le secteur de l’éducation en Inde. Les mises en relation avec des investisseurs ont été rendues possibles par la Fondation Womanity.
  • Le nombre de bénéficiaires du programme Educate Girls est passé d’environ 567 000 à 1,1 million de personnes, permettant à plus de 80 000 filles de reprendre leur scolarité. Des groupes de plus de 4 500 bénévoles formant la « Team Balika » interviennent en tant qu’agents du changement dans leurs communautés, encourageant l’inscription des filles et la réforme scolaire.
  • Par le biais de son programme Targeting Hardcore Poor, Bandhan Konnagar a fait profiter 5 880 personnes supplémentaires de ses activités depuis le deuxième semestre 2014, portant le nombre total de bénéficiaires à 25 547 familles pauvres et marginalisées.
  • En 2014, Educate Girls a remporté un prestigieux WISE Award (initiative de la Fondation du Qatar) ainsi que le prix Education Impact Award pour 2014 décerné par la Stars Foundations. En 2015, la Skoll Foundation a remis à Safeena Husain l’une de ses récompenses saluant l’entrepreneuriat social.

Lisez notre dernier rapport WomenChangeMakers 2015 en anglais et en portugais.

Pour nous aider à financer ce projet, visitez notre page Faire un Don ou contactez Ryna Sherazi à l’adresse e-mail: ryna@womanity.org.

 

Soutien aux Fellows

Sélection 2012

Alice Freitas

Fondatrice et PDG de Rede Asta, Fellow Ashoka et Leader Avina

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur : moyen d’existence

Modèle : stratégie de commercialisation pour un réseau de vente directe

Travaillant principalement avec des entreprises détenues par des femmes aux revenus modestes, Alice Freitas a créé le premier réseau de vente directe du Brésil à s’attaquer aux questions de l’autonomisation économique et de l’égalité sociale. Les entreprises se trouvant en bas de la pyramide sont souvent handicapées et intimidées par les défis liés à une distribution à grande échelle et à la concurrence dans une économie de marché ouverte. Pour égaliser les chances, Rede Asta s’engage auprès de 600 producteurs marginalisés, dont 93 % de femmes, en proposant un accès au marché, un savoir-faire et des réseaux efficaces. Ce dernier facteur implique la création d’un réseau de revendeurs qualifiés, possédant une connaissance intime de la nature du marché, du profil des producteurs ainsi que de l’historique et de l’impact social du produit. Cette structure crée un axe de communication direct entre producteurs et consommateurs. En outre, 97 % des revendeurs, dont le nombre est compris entre 650 et 700, sont des femmes, tandis que 86 % de l’équipe RedeAsta se compose de femmes. À ses débuts en 2008, les ventes de Rede Asta s’élevaient à 600 BRL par mois, alors que les ventes mensuelles moyennes brutes sont actuellement de 50 000 BRL. Son objectif sur cinq ans est de soutenir 85 coopératives de production, comprenant 1 400 artisans, générant ainsi en moyenne un chiffre d’affaires brut mensuel de 300 000 BRL.

L’objectif de l’organisation consiste à créer une marque dynamisant les schémas de consommation, afin d’accélérer l’inclusion économique des femmes et de répliquer le modèle dans l’ensemble du Brésil et au-delà.

 

Safeena Hussain

Fondatrice et PDG d’Educate Girls

Lieu: district de Pali, Rajasthan, Inde

Secteur : éducation des filles

Modèle : partenariat public-privé

Première Fellow WCM en Inde, Safeena Hussain a fondé Educate Girls afin de créer un modèle durable pour l’éducation des filles dans les écoles publiques en Inde. Les disparités entre les sexes demeurent un obstacle considérable pour l’éducation dans l’ensemble du pays, notamment dans les zones rurales, sachant que plus de 3,7 millions de filles sont actuellement déscolarisées en Inde. Même avec la Loi sur le droit à l’éducation, adoptée par le Gouvernement de l’Inde en 2009, 26 districts dans l’ensemble du pays accusent de graves disparités entre les sexes. Parmi eux, neuf sont situés au Rajasthan, où Safeena a lancé son action en 2008.

En exploitant les ressources communautaires et gouvernementales existantes, ce modèle met en valeur le concept d’appartenance communautaire afin d’améliorer les infrastructures scolaires, d’assurer un plaidoyer en faveur des droits des filles et de faire entendre leur voix. Il fait office de catalyseur d’une réforme durable, évolutive et holistique. Educate Girls se consacre à l’inscription, l’assiduité et l’amélioration des résultats scolaires pour les jeunes filles. La Team Balika, un groupe d’animateurs de la jeunesse basés dans les villages, intervient dans les écoles ainsi que dans les communautés des villages pour renforcer la sensibilisation et faire progresser les taux d’inscription, l’assiduité et les résultats scolaires de toutes les filles.

Le modèle s’appuie sur une orchestration des synergies, selon un système hiérarchique à la fois descendant, impliquant des fonctionnaires gouvernementaux à différents niveaux, et ascendant, avec les villageois et les comités de villages. En marge des partenariats avec le gouvernement, le financement provenant du secteur privé et les alliances stratégiques jouent un rôle capital dans l’expansion et le développement du programme Educate Girls.

Sur une période d’à peine cinq ans, Educate Girls a permis l’inscription de plus 80 000 filles en intervenant auprès de 5 500 établissements.

 

Sélection 2013

Panmela Castro

Fondatrice de Nami Rede Feminista de Arte Urbana

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur d’activité : droits de la femme

Modèle : activisme par le biais de l’art

Panmela Castro est l’une des principales graffeuses du Brésil. Elle a acquis une renommée internationale en raison de son activisme porté par l’art, ainsi que les actions qu’elle entreprend à travers l’ONG qu’elle a fondée en 2010 : Nami Rede Feminista de Arte Urbana (« RedeNami »), collectif féministe réunissant des artistes urbains. La mission de Rede Nami consiste à renforcer l’égalité des sexes par le biais de l’art du graffiti, en se concentrant spécifiquement sur la violence visant les femmes. Rede Nami forme et prépare les artistes et éducateurs artistiques pour s’attaquer aux préjugés ainsi qu’aux discriminations en matière de race, d’appartenance ethnique, de classe sociale, de religion et d’orientation sexuelle. Elle entreprend un éventail d’initiatives, dont des ateliers de formation et d’activités artistiques, la gestion de projets, divers évènements culturels dans le cadre de partenariats civils et publics ainsi que l’organisation de séminaires et de projets artistiques. L’ensemble de ses activités vise à défendre et promouvoir les droits de la femme. Agência Nami Grafitti constitue le versant social de l’entreprise Rede Nami. Il s’appuie sur des professionnels des arts urbains, des experts de la question du genre et des droits de la femme, ainsi que des artistes doués qui dirigent des ateliers de graffiti, créent des muraux à thèmes et animent des séminaires. Par ailleurs, l’agence contribue à assurer la pérennité financière de Rede Nami.

Rede Nami est susceptible d’exercer un impact positif sur des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes dans l’ensemble du Brésil par le biais de ses activités d’art de rue qui renforcent l’émancipation sociale. Elle constitue également une plate-forme permettant d’autonomiser les artistes urbaines sur le plan économique en mettant à leur disposition d’importants espaces favorisant les échanges, le renforcement des capacités professionnelles et les débouchés commerciaux. Cette structure leur permet en outre de faire la publicité de leurs œuvres grâce au réseau de Rede Nami.

Le Fellowship WCM dont bénéficie Panmela permettra d’aider Rede Nami à assurer la stabilité financière de cette organisation grâce à un modèle commercial solide, en tissant un réseau de partenaires pouvant former chaque année au moins 1 400 femmes et hommes à la prévention des actes de violence sexiste dans plusieurs villes brésiliennes.

Grâce au réseau WomenChangeMakers, la Fondation Ford a approuvé le versement de 100 000 USD pour financer un projet intitulé « Afrografiteiras ». Dans le cadre de ce programme, Rede Nami assure la formation et le soutien de 30 jeunes femmes noires, pour qu’elles puissent exprimer et promouvoir l’autonomisation des femmes via l’art du graffiti.

 

Maria Beatriz « Bia » Kern

Fondatrice et directrice de Mulher em Construção

Lieu : Canoas, Rio Grande do Sol, Brésil

Secteur d’activité : moyens d’existence

Modèle : perspectives sexospécifiques dans le développement des aptitudes  

Bia Kern est fondatrice et directrice de Mulher em Construção (MEC). Fondée en 2006 à Canoas, dans l’état du Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil, cette organisation entend dispenser des formations et décerner des certificats aux femmes pour leur permettre de travailler dans le secteur du génie civil, à des fins d’émancipation sociale et économique. L’approche adoptée par MEC implique le renforcement des capacités et le développement professionnel des femmes, ainsi que la facilitation de leur accès aux offres d’emplois dans ce secteur. MEC propose des formations et des ateliers aux femmes issues de milieux modestes ou défavorisés, dans divers secteurs du bâtiment, notamment la maçonnerie, le carrelage, la réalisation d’installations électriques et la plomberie.

MEC est par ailleurs l’une des seules organisations du Brésil à considérer l’approche sexospécifique comme une partie intégrante de la formation des femmes aux rôles dans le génie civil. L’organisation dispense des formations sur le thème de la citoyenneté et dynamise l’entrepreneuriat grâce à des formations techniques et pratiques destinées aux femmes issues de milieux modestes. MEC a ainsi pu tirer parti d’une demande non satisfaite en matière de main-d’œuvre qualifiée, tout en offrant un plaidoyer en faveur des droits de la femme. L’organisation répond déjà à des appels d’offres publiques et peut ainsi démontrer comment les femmes autonomisées sont susceptibles de contribuer à la résilience civique par le biais du développement urbain. Par ailleurs, MEC est en train d’établir la première école professionnelle au Brésil enseignant à des femmes issues de milieux modestes des aptitudes aux métiers du bâtiment pour leur permettre d’accéder à des emplois stables.

Le Fellowship WCM attribué à Bia Kern l’aidera à pérenniser MEC financièrement dans le secteur du bâtiment. Sur une période de trois ans, MEC tient à répliquer son modèle dans l’ensemble du Brésil et former au moins 5 000 femmes par an.

 

Neelam Chibber

Cofondatrice et Directrice générale d’Industree Crafts Private Limited

Lieu : Bengaluru, Karnataka, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : entreprise sociale hybride

Neelam Chhiber a cofondé Industree Crafts Private Limited (ICPL) en tant qu’entreprise sociale à but lucratif, afin d’améliorer l’accès au marché pour les artisans, tout en réinvestissant les bénéfices dans la production et la formation des artisans.

Fondée en 2000, Industree Crafts Foundation, la branche à but non lucratif, collabore avec les producteurs ruraux sur le développement de concepts ainsi que d’initiatives techniques et professionnelles dans le secteur de la fibre naturelle. Au fil du temps, le mandat de la Fondation s’est élargi afin d’inclure d’autres types d’artisanat.

Pour résumer la situation, Industree est une entreprise sociale hybride fonctionnant à deux niveaux : d’une part, elle soutient les moyens d’existence des producteurs ruraux et des travailleurs agricoles dans le secteur de l’artisanat avec fibre naturelle pour l’ensemble de l’Inde, en permettant la fabrication de produits contemporains, notamment des accessoires domestiques. D’autre part, elle établit des liens entre les producteurs en milieu rural et les marchés urbains, grâce aux magasins prestigieux de l’enseigne Mother Earth, répartis dans l’ensemble du pays.

Lors de l’exercice fiscal 2013, l’activité de revente visait un chiffre d’affaires de 300 millions de roupies. Sur plus de 10 000 producteurs travaillant actuellement avec Industree, 90 % sont des femmes. Le Fellowship WCM aidera Neelam à élargir les initiatives de renforcement des capacités de la Fondation en matière de mode de vie durable, notamment pour les artisanes.

La Fondation se consacre au développement des compétences et le renforcement de capacité pour 200 000 artisans sur les cinq prochaines années. Le principal objectif du Fellowship sera donc d’aider la Fondation à créer des systèmes de formation robustes et performants, à développer un modèle de financement durable, à améliorer les liens au sein des réseaux et à renforcer les systèmes de surveillance et d’évaluation, comprenant des outils de mesure afin de cerner l’impact des initiatives sur l’émancipation des femmes.

 

Chandra Shekhar Ghosh

Fondateur et PDG de Bandhan

Lieu : Kolkata, Bengale occidental, Inde

Secteur d’activité : microfinancement

Modèle : microfinance-plus

C.S. Ghosh a fondé Bandhan pour répondre à deux objectifs : soulagement de la pauvreté et émancipation des femmes. Ce modèle est décliné en deux entités : une société financière non bancaire et Bandhan Financial Services Pvt Ltd (BFSPL). Le but de ces entités consiste à garantir la stabilité financière de femmes démunies grâce au microcrédit dans 22 états indiens et un territoire de l’union. L’organisation est déjà intervenue auprès de 4,8 millions de femmes défavorisées. Bandhan Konnagar, la branche à but non lucratif de l’organisation, vise à favoriser un développement systémique plus approfondi en se concentrant sur les femmes très pauvres (ou en état d’extrême pauvreté, telles que des femmes sans ressource ou sans domicile fixe), qui ne peuvent bénéficier de l’aide des institutions de microfinance (IMF). Grâce à son approche de « crédit plus », elle met à leur disposition les mêmes moyens que ceux des femmes bénéficiant de crédit accordé par les IMF et les banques. Bandhan Konnagar soutient efficacement l’avancement financier des femmes grâce à des programmes communautaires axés sur l’éducation, la santé et les moyens d’existence.

Le Fellowship WCM accordé à C. S. Ghosh soutient le plan d’expansion de Bandhan Konnagar sur les trois prochaines années. L’objectif consiste à s’implanter dans dix états abritant deux millions de foyers via cinq programmes de développement communautaire. La vocation principale de ce projet est de consolider la stratégie de communication de l’organisation, d’améliorer ses moyens technologiques, de renforcer les capacités de réseautage et de collecte de fonds, de passer en revue ses systèmes de surveillance et d’évaluation et de faire progresser ses programmes d’autonomisation des femmes.

 

 Sélection 2014 (Fellows honorifiques)

Marianne Costa

Cofondatrice de Raizes Desenvolvimento Sustentàvel

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : entreprise sociale facilitant l’accès des femmes au marché

Trois ans après avoir cofondé un cabinet de conseil touristique, Marianne Costa a créé une entreprise sociale destinée à améliorer la production artisanale et l’accès au marché pour les artisanes et les chefs de famille de la vallée de Jequitinhonha, dans le Minas Gerais. Trois années plus tard, les deux entités ont convergé pour former Raízes Desenvolvimento Sustentável, une entreprise sociale conjuguant d’une part le tourisme responsable et le bénévolat et d’autre part la production artisanale et le développement de moyens d’existence.

 

Raquel da Silva Barros

Fondatrice de Lua Nova

Secteur d’activité : protection

Modèle : réintégration sociale de filles sans domicile fixe

Raquel da Silva Barros of Lua Nova a développé un modèle à succès permettant la réintégration sociale de filles sans domicile fixe, qui sont enceintes ou mères d’enfants en bas âge. Pour ce faire, elle transforme le statut de mère en un tournant positif dans leur vie. Les jeunes femmes sont hébergées dans la communauté de Lua Nova avec leurs enfants et bénéficient de soins, de traitements contre la toxicomanie et d’enseignement des compétences parentales. Le programme propose également des possibilités de formation et d’emploi dans les secteurs de la restauration, du bâtiment, de la couture et de la sérigraphie.

 

Carlos Zuma

Cofondateur d’Instituto Noos

Secteur d’activité : violences conjugales

Modèle : programmes de réinsertion

L’Instituto Noos de Carlos Zuma propose aux individus et aux tribunaux une issue plus constructive dans les affaires de violences conjugales. Zuma, psychologue familial, s’est appuyé sur son expérience pratique pour donner aux juges une option supplémentaire, à savoir celle d’envoyer une personne coupable d’actes de maltraitance (qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme) suivre un programme de rééducation de six mois dont les résultats s’annoncent prometteurs. Carlos crée un cadre dans lequel les familles, les juges et les psychologues peuvent collaborer afin de s’attaquer de manière constructive à la problématique des violences conjugales, qui prend des proportions épidémiques au Brésil.

 

Sélection 2015

Ajaita Shah

Fondatrice de Frontier Markets

Lieu : Jaipur, Rajasthan, Inde

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : formation de femmes en milieu rural

Ajaita Shah a fondé Frontier Markets (FM) en 2011 afin de remédier à la pénurie de services d’électricité et d’éclairage réguliers et fiables dans l’Inde rurale. Pour ce faire, elle propose des produits photovoltaïques de haute qualité, à la fois abordables et fonctionnels. Le caractère novateur de Frontier Market réside dans son modèle de distribution et de service axé sur l’utilisateur. Cette méthode facilite l’accès, tout en permettant de former les femmes locales, qui peuvent ensuite sensibiliser les foyers ruraux aux avantages socio-économiques et sanitaires de produits énergétiques propres, tout en assurant un service après-vente. Accédant au rôle d’entrepreneuses, ces femmes deviennent également partisanes de l’énergie renouvelable. FM travaille étroitement avec les usagers et les compagnies de conception de produits afin d’améliorer ses produits et de mieux combler les besoins des clients. Ajaita a été nominée par Neelam Chibber, elle-même Fellow WCM en Inde, ainsi qu’Audrey Selian de Rianta Capital.

Le Fellowship WomenChangeMakers accordé à Ajaita Shah et son organisation Frontier Markets visera à accélérer sa croissance, notamment en renforçant son efficacité dans le domaine du développement des systèmes et processus, de la gestion des ressources humaines et du développement de capacités, ainsi que de la gestion des données et informations.

 

Bijal Brahmbhatt

Directrice exécutive de Mahila Housing SEWA Trust

Lieu : Ahmedabad, Gujarat, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : hébergement et infrastructure en faveur des pauvres

Bijal Brahmbhatt a été nominée par la Oak Foundation en Inde. Ingénieure civile et experte dans le secteur de l’amélioration des habitats, Bijal a planifié et développé de manière naturelle l’action de Mahila Housing SEWA Trust (MHT), organisme autonome mis en relief par le syndicat SEWA (Self Employed Women’s Association). Sous l’égide de Bijal, MHT a opéré une transition, passant du statut d’ONG consultative à celui d’intervenant et fournisseur d’habitations et d’infrastructure pour les pauvres (énergie, eau, gestion des déchets solides et routes) pour les femmes vivant dans des bidonvilles. Le caractère novateur de l’action menée par Bijal réside également dans sa capacité à obtenir des subventions gouvernementales destinées à la rénovation de bidonvilles et à fournir des services techniques, une planification urbaine et un conseil juridique, puis à décrocher des titres de propriété foncière pour les habitants de bidonvilles.

Le Fellowship WomenChangeMakers décerné à Bijal et son organisation Mahila Housing SEWA Trust renforcera sa croissance et son expansion. Le Fellowship doit permettre à Bijal de constituer le pôle de connaissances qu’elle envisage de créer, afin de partager de manière stratégique des informations sur les logements abordables et la protection de l’environnement. Dans cette optique, il lui faudra obtenir l’adhésion d’un grand nombre de femmes en tant qu’actrices du changement, à partir de leur réseau de bénéficiaires.

 

Nouvelle associée WCM : Ruchira Gupta

Fondatrice et Présidente d’Apne Aap Women Worldwide

Lieu : New Delhi, Inde

Secteur d’activité : éradication du trafic sexuel

Modèle : droits de la femme

Après avoir remporté un Emmy Award pour son film consacré à la traite des femmes, Ruchira Gupta, ancienne journaliste, a été persuadée par les 22 prostituées qu’elle avait filmées de fonder Apne Aap Women Worldwide en 2002. Apne Aap, organisation de terrain œuvrant pour éradiquer le trafic sexuel, une ignoble forme d’esclavagisme moderne, permet aux femmes victimes de la traite, aux filles en situation de risque et aux populations menacées par la prostitution intergénérationnelle d’imposer leur choix pour échapper au carcan de ce trafic. À cette fin, Apne Aap élargit le champ des possibilités pour la population cible grâce à son Programme « Last Girl 10 Assets », qui permet aux femmes de faire valoir leurs droits. Ce projet produit également un effet dissuasif envers la prostitution grâce à des campagnes encourageant des changements sociaux et politiques. Ruchira a été nominée pour l’édition 2015 du WCM par Roseanna Arquette.

Le Fellowship WomenChangeMakers soutiendra la théorisation du processus du programme « Last Girl 10 Assets Programme » d’Apne Aap pour permettre à l’ONG de partager cet outil efficace en vue d’un élargissement à d’autres contextes, éventuellement par des organisations partenaires. Cette méthode renforcera la stratégie de réplication d’Apne Aap à l’échelle du monde.

 

Nouvelle associée WCM : Anke Riedel

Fondatrice de Casa Angela

Lieu : São Paulo, Brésil

Secteur d’activité : soins prénatals et post-natals et santé maternelle

Modèle : naissance humanisée

Anke Riedel, médecin de formation, supervise le centre de Casa Angela à São Paulo (Brésil), fondé en 2009, où toutes les femmes, même les plus démunies, bénéficient de soins et conseils avant, pendant et après l’accouchement. L’approche novatrice adoptée par Casa Angela dans les domaines de l’accouchement humanisé et des soins prodigués à la mère et à l’enfant revêt un caractère exemplaire, aussi bien au Brésil qu’au-delà de ses frontières. En outre, Anke Riedel s’implique activement dans les réseaux locaux et régionaux qui assurent la promotion de l’accouchement humanisé par le biais du dialogue, du partage des expériences et du plaidoyer pour des réglementations et pratiques appropriées.

Grâce à l’appui du programme WCM, Anke Riedel entend renforcer le modèle commercial de Casa Angela et répliquer sa méthodologie dans les secteurs de la santé publique et privée afin d’augmenter son étendue et son impact. Elle veut ainsi permettre à une large frange de la population brésilienne, sans distinction de classe socio-économique, de bénéficier du concept de naissance humanisée, tout en améliorant de manière notable le bilan sanitaire.

http://www.casaangela.org.br/

 

Nouvelle associée WCM : Lilian do Prado

Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social 

Lieu : États du Pernambuco et du Ceará, Brésil

Secteur d’activité : entrepreneuriat des femmes

Modèle : soutien aux entreprises et conseil financier

Lilian do Prado – Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social (basée dans les états brésiliens du Pernambuco et du Ceará) – Lilian do Prado a cofondé Acreditar – Capital Humano e Transformação Social à l’âge de 20 ans. Titulaire d’une licence de gestion commerciale, elle supervise l’activité d’Acreditar dans les petites villes et les régions rurales des états brésiliens du Pernambuco et du Ceará. L’organisation soutient l’incubation d’entreprises, en proposant une formation financière, des conseils techniques et un microcrédit de production aux jeunes et aux femmes souhaitant créer leur entreprise. Par le biais d’Acreditar, elle a pu établir une culture encourageant l’entrepreneuriat de la jeunesse et des femmes dans un contexte socio-économique qui étouffe souvent la créativité, l’innovation et l’émancipation des femmes. Ses accomplissements lui ont valu des distinctions décernées par des organisations nationales et internationales, telles que la Brazil Foundation, Ashoka, McKinsey et Prêmio Claudia.

Grâce au Fellowship WCM, Lilian vise à renforcer la focalisation sur l’entrepreneuriat féminin et à élaborer des programmes et fonds de capital-risque spécifiques destinés aux femmes.

http://acreditar.org.br/novo-site/

Sélection

Dans chaque pays d’intervention, des personnes chargées des nominations sélectionnent des Fellows potentiels qui souhaitent élargir et/ou répliquer leur projet, puis les mettent en relation avec nous (les entrepreneurs sociaux ne présentent pas leur candidature directement pour devenir Fellow WomenChangeMakers). Les candidats sont alors évalués et mesurés selon des critères méticuleusement établis, lors d’une phase d’entretiens et de tests visant à garantir que les entrepreneurs sociaux sélectionnés et leurs projets sont conformes à notre mission.

Nous invitons les organisations non gouvernementales intervenant dans le secteur de l’autonomisation des femmes et souhaitant en savoir plus sur le processus de nomination des Fellows à nous contacter.

Nos critères de sélection

Autonomisation et progrès des femmes : les candidats doivent diriger un projet ayant fait ses preuves en faveur de l’autonomisation des femmes, afin de créer un environnement habilitant et/ou de faire voler en éclats les obstacles à l’émancipation des femmes. Ils doivent intervenir dans l’un des domaines suivants :

  • Accès à l’éducation et la formation ;
  • Accès à des services de soin ou amélioration des services de santé pour les femmes ;
  • Promotion du leadership social et politique des femmes ;
  • Protection de la dignité et l’intégrité des femmes et prévention des actes de violence, qu’ils soient de nature sexuelle ou d’une autre forme de violence ciblée ;
  • Accès à l’indépendance et l’émancipation économique.

Point d’inflexion : les candidats doivent se trouver à un point d’inflexion. Il est important que le succès et l’efficacité de leur programme soient établis et que les candidats aient déjà été contactés par une autre organisation ou inclus dans une organisation tierce. Ils doivent avoir atteint un niveau nécessitant un élargissement ou une réplication à des fins de croissance. Les Fellows sélectionnés auront été récompensés par des institutions faisant figure de pilier dans le secteur de l’entrepreneuriat social, telles qu’Ashoka, la Fondation Schwab, la Skoll Foundation et Avina.

Changement systémique : les idées du projet doivent être structurées selon un modèle systématique et traiter les causes des problèmes visés, plutôt que leurs symptômes. Elles doivent produire un impact fort, démontré par le nombre de femmes dont la vie est changée de manière durable, ainsi qu’un impact sur la loi au niveau local, national ou international. Dans le même temps, il faut qu’elles aient établi leur capacité à produire un impact sur les esprits et les activités sociales des communautés concernées.

Impact social : les idées du projet doivent pouvoir générer un impact social considérable et transformer la vie de nombreuses personnes. Lors de la phase de sélection, le projet doit avoir déjà prouvé son impact social ainsi que son potentiel de croissance.

Durabilité et évolutivité : les idées du projet doivent inclure une feuille de route cruciale vers l’élargissement, comprenant des stratégies d’élaboration de modèles économiques durables à long terme.

Indépendance : l’organisation doit être indépendante de tout contrôle religieux et gouvernemental.

Impératifs de sélection

Qualités entrepreneuriales : nous recherchons des candidats dont les qualités d’entrepreneur sont établies, possédant une perspective et une détermination nécessaires pour atteindre leur but par tous les moyens.

Créativité : les entrepreneurs sociaux doivent posséder une capacité à s’adapter aux fluctuations de leur environnement et à trouver des solutions créatives pour atteindre leur objectif malgré les obstacles.

Qualités de leader : le programme identifie des personnes faisant figure de modèle pour les communautés. Les entrepreneurs sociaux doivent donner aux membres de leur réseau les moyens de faire naître des changements.

Valeurs personnelles : ces valeurs seront mesurées à l’aune de la profondeur et de la constance de l’engagement envers l’égalité des droits et des chances pour les hommes et les femmes.

Fibre éthique et intégrité : ces valeurs seront vérifiées par le biais d’une diligence raisonnable et d’une évaluation des antécédents de l’entrepreneur.

Soutien aux Fellows

Le programme WomenChangeMakers propose une gamme complète d’outils aux Fellows entrepreneurs sociaux pour les accompagner dans leur croissance. Selon leurs besoins spécifiques, nous leur fournissons un soutien et des outils de croissance.

  1. Conseil et formation avec partenaires : nous permettons aux Fellows d’accéder à des professionnels susceptibles de les aider à résoudre des problèmes clés, afin de réussir l’élargissement et/ou la réplication de leur projet. Ce service de conseil et de formation est assuré par nos partenaires spécialisés dans les domaines suivants :
  • Gestion commerciale
  • Ressources humaines
  • Réseautage
  • Questions juridiques
  • Relations publiques, marketing et communication
  • Suivi et évaluation.
  1. Réseau d’assistance professionnel WomenChangeMakers : notre réseau d’assistance se compose d’une communauté de membres du monde des affaires, d’entrepreneurs, de cadres supérieurs, de banquiers d’investissement, d’investisseurs en capital-risque et de consultants qui partagent nos valeurs et acceptent de collaborer avec nos Fellows, en consacrant du temps et des ressources au soutien de leur action.
  1. Réseau d’entrepreneurs sociaux : nous proposons tous les avantages de l’appartenance à un réseau d’entrepreneurs sociaux qui échangent notamment les meilleures pratiques, leur expérience et des informations sur le marché. Ces interactions se déroulent lors de réunions ou via une plate-forme virtuelle réservée à cette communauté.
  1. Soutien financier : nous assurons le soutien financier de nos Fellows, principalement sous forme de traitement (salaire) versé à l’entrepreneur social ou une personne clé pilotant la transition. L’objectif est de permettre à l’entrepreneur social et son équipe de faire franchir un palier de croissance au projet.

 

Partenaires

Accenture, Ashoka, Avina, EgonZehnder, Fondation Ford, Burson-Marsteller, Lex Mundi Pro Bono, Thomson Reuters Foundation/TrustLaw, ONU Femmes, Vital Voices, Synergos, LGT Venture Philanthropy, Ogilvy, Newdea, ZIGLA, Chanel Foundation, Paula Cardenau de Njembre, PEOCIT Technologies, Fondation Trafigura, Philip Morris International.

Programmes

WomenChangeMakers
(Brésil et Inde)

Aider les entrepreneurs sociaux à servir de catalyseurs du changement social à grande échelle en faveur des femmes et des filles.

Photos du Programme

Videos du Programme

Projet

« Être Fellow WomenChangeMakers a aidé notre organisation à élargir son réseau de partenaires et à rencontrer des personnes que nous n’aurions pas connues sans ce programme. Le Fellowship nous ouvre beaucoup de portes et nous sommes convaincus qu’avec le temps, son impact sera encore plus fort qu’escompté. » – Alice Freitas, Fellow WCM, Fondatrice et Présidente d’Asta (Brésil)

Défi

D’après le PNUD, les femmes accomplissent 66 % du travail dans le monde et produisent 50 % de la nourriture, mais ne gagnent que 10 % des revenus mondiaux et ne détiennent que 1 % des biens immobiliers[1], tandis qu’au niveau mondial, les femmes occupent seulement 21,4 % des sièges parlementaires[2].

Lorsque les femmes et les hommes possèdent des chances et des droits égaux, la croissance économique et le développement social s’accélèrent, tandis que le taux de pauvreté diminue plus rapidement pour tous. Cependant, la parité demeure un objectif lointain. Dans les pays en voie de développement, les femmes et les filles se heurtent toujours à des obstacles aussi bien sociaux qu’économiques ou politiques, d’une ampleur nettement plus importante que pour les hommes[3]. Ce phénomène s’explique par une discrimination systématique en matière d’éducation, de santé, d’emploi et de contrôle des ressources de production.

De nombreuses réglementations et institutions ne tiennent toujours pas compte des disparités entre les sexes. Possédant une emprise minimale sur les processus décisionnaires, les femmes n’ont que peu d’occasions de susciter un changement.

[1] Banque mondiale, International Finance Corporation (2012), « Removing barriers to economic inclusion », http://wbl.worldbank.org/~/media/FPDKM/WBL/Documents/Reports/2012/Women-Business-and-the-Law-2012.pdf (10/08/2015)

[2] PNUD (2014), « Inforapide : Le PNUD et l’Égalité des Sexes », http://www.undp.org/content/dam/undp/library/corporate/fast-facts/french/FF-Gender-Equality-and-UNDP—FR.pdf (10/08/2015)

[3] ONE (2015), « Poverty is sexist: Why Girls and Women Must be at the heart of the fight to End Extreme Poverty », https://s3.amazonaws.com/one.org/pdfs/poverty_is_sexist_report.pdf (10/08/2015)

Présentation du programme WomenChangeMakers (WCM)

Womanity considère que l’autonomisation des femmes, ainsi que leur soutien pour leur permettre d’améliorer les conditions au sein de leur communauté, entraînent un développement social et économique durable, aussi bien au niveau local que mondial.

Le programme WomenChangeMakers soutient des personnes remarquables dont les projets sont en mesure de générer un progrès pour les femmes.

Le programme vise à identifier, soutenir et mettre en relation des entrepreneurs sociaux de premier ordre s’attaquant aux problèmes qu’éprouvent les femmes pour accéder à l’éducation et à la santé, et bénéficier d’une participation économique et politique égale. WomenChangeMakers crée un écosystème composé de partenariats aidant ses Fellows à accroître, élargir et répliquer leur projet, à décupler les synergies et à renforcer leur impact.

Intervention Model (fr)

Approche

Lancé en 2010, le programme WomenChangeMakers a pour but d’identifier des entrepreneurs sociaux et de les aider à créer des changements sociaux de grande ampleur en contribuant aux avancées pour les femmes et leurs communautés. Le programme a pour but d’épauler les entrepreneurs sociaux afin qu’ils renforcent et intensifient leur action en faveur de l’autonomisation des femmes. Des partenariats stratégiques sont établis avec des professionnels qui renforcent la capacité, la portée et l’impact des Fellows WomenChangeMakers.

Nos Fellows dirigent des projets déjà couronnés de succès et sont prêts à les répliquer et les étendre. Ils sont identifiés dans leur pays par la Fondation Womanity et ses partenaires, puis soigneusement évalués par l’équipe WomenChangeMakers. Les Fellows sélectionnés bénéficient ensuite d’un soutien échelonné sur trois ans. Cette assistance comprend une mise en relation avec des professionnels partageant leur point de vue, doublée d’un accès à diverses ressources, ainsi que des offres de mentorat via le réseau WomenChangeMakers, dont ils deviennent membres à vie.

Continuer à lire ci-dessous, pour en savoir plus sur les modalités du soutien dont bénéficient les Fellows; sur notre processus de sélection; et pour découvrir nos Fellows WomenChangeMakers.

 

Impact

  • Alice Freitas a fait partie des finalistes de l’édition 2013 du trophée d’entrepreneuriat social sous l’égide de Folha de São Paulo et de la Fondation Schwab, et a été sélectionnée comme participante au programme Ashoka Globaliser 2014, ainsi qu’au programme Visionaries organisé par Endeavour. Rachel Schettino, cofondatrice de Rede Asta, a été invitée à participer au premier Forum des femmes pour l’économie et la société au Brésil.
  • Rede Asta a déjà apporté son soutien à 812 artisanes dans 60 groupes de production.
  • Alice Freitas et Rede Asta ont fait l’objet d’un sujet dans Mundo SA, une émission de télévision diffusée sur l’une des plus grandes chaînes du Brésil. Suite à cette émission, le revenu moyen mensuel a triplé.
  • Mulher em Construção a vu l’un de ses projets approuvé par la Brazil Foundation. Son but était d’assurer la formation de 100 femmes dans le secteur du bâtiment à Rio Grande do Sul, après une mise en relation effectuée par Womanity.
  • Rede Nami a formé 1 000 adolescentes à l’utilisation de l’art urbain comme vecteur d’un message social, pour les aider à sensibiliser leurs communautés au thème de l’égalité des sexes par le biais du graffiti.
  • En décembre 2014, en partenariat avec Prêmio Empreendedor Social, la distinction la plus prestigieuse du Brésil dans le secteur de l’entrepreneuriat social, WomenChangeMakers Brésil a eu la joie d’introniser trois Fellows honorifiques dans le programme WomenChangeMakers.
  • En 2014, Educate Girls a lancé le pilote du premier programme de type PbR (Payment by Results ou paiement aux résultats) dans le secteur de l’éducation en Inde. Les mises en relation avec des investisseurs ont été rendues possibles par la Fondation Womanity.
  • Le nombre de bénéficiaires du programme Educate Girls est passé d’environ 567 000 à 1,1 million de personnes, permettant à plus de 80 000 filles de reprendre leur scolarité. Des groupes de plus de 4 500 bénévoles formant la « Team Balika » interviennent en tant qu’agents du changement dans leurs communautés, encourageant l’inscription des filles et la réforme scolaire.
  • Par le biais de son programme Targeting Hardcore Poor, Bandhan Konnagar a fait profiter 5 880 personnes supplémentaires de ses activités depuis le deuxième semestre 2014, portant le nombre total de bénéficiaires à 25 547 familles pauvres et marginalisées.
  • En 2014, Educate Girls a remporté un prestigieux WISE Award (initiative de la Fondation du Qatar) ainsi que le prix Education Impact Award pour 2014 décerné par la Stars Foundations. En 2015, la Skoll Foundation a remis à Safeena Husain l’une de ses récompenses saluant l’entrepreneuriat social.

Lisez notre dernier rapport WomenChangeMakers 2015 en anglais et en portugais.

Pour nous aider à financer ce projet, visitez notre page Faire un Don ou contactez Ryna Sherazi à l’adresse e-mail: ryna@womanity.org.

 

Soutien aux Fellows

Sélection 2012

Alice Freitas

Fondatrice et PDG de Rede Asta, Fellow Ashoka et Leader Avina

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur : moyen d’existence

Modèle : stratégie de commercialisation pour un réseau de vente directe

Travaillant principalement avec des entreprises détenues par des femmes aux revenus modestes, Alice Freitas a créé le premier réseau de vente directe du Brésil à s’attaquer aux questions de l’autonomisation économique et de l’égalité sociale. Les entreprises se trouvant en bas de la pyramide sont souvent handicapées et intimidées par les défis liés à une distribution à grande échelle et à la concurrence dans une économie de marché ouverte. Pour égaliser les chances, Rede Asta s’engage auprès de 600 producteurs marginalisés, dont 93 % de femmes, en proposant un accès au marché, un savoir-faire et des réseaux efficaces. Ce dernier facteur implique la création d’un réseau de revendeurs qualifiés, possédant une connaissance intime de la nature du marché, du profil des producteurs ainsi que de l’historique et de l’impact social du produit. Cette structure crée un axe de communication direct entre producteurs et consommateurs. En outre, 97 % des revendeurs, dont le nombre est compris entre 650 et 700, sont des femmes, tandis que 86 % de l’équipe RedeAsta se compose de femmes. À ses débuts en 2008, les ventes de Rede Asta s’élevaient à 600 BRL par mois, alors que les ventes mensuelles moyennes brutes sont actuellement de 50 000 BRL. Son objectif sur cinq ans est de soutenir 85 coopératives de production, comprenant 1 400 artisans, générant ainsi en moyenne un chiffre d’affaires brut mensuel de 300 000 BRL.

L’objectif de l’organisation consiste à créer une marque dynamisant les schémas de consommation, afin d’accélérer l’inclusion économique des femmes et de répliquer le modèle dans l’ensemble du Brésil et au-delà.

 

Safeena Hussain

Fondatrice et PDG d’Educate Girls

Lieu: district de Pali, Rajasthan, Inde

Secteur : éducation des filles

Modèle : partenariat public-privé

Première Fellow WCM en Inde, Safeena Hussain a fondé Educate Girls afin de créer un modèle durable pour l’éducation des filles dans les écoles publiques en Inde. Les disparités entre les sexes demeurent un obstacle considérable pour l’éducation dans l’ensemble du pays, notamment dans les zones rurales, sachant que plus de 3,7 millions de filles sont actuellement déscolarisées en Inde. Même avec la Loi sur le droit à l’éducation, adoptée par le Gouvernement de l’Inde en 2009, 26 districts dans l’ensemble du pays accusent de graves disparités entre les sexes. Parmi eux, neuf sont situés au Rajasthan, où Safeena a lancé son action en 2008.

En exploitant les ressources communautaires et gouvernementales existantes, ce modèle met en valeur le concept d’appartenance communautaire afin d’améliorer les infrastructures scolaires, d’assurer un plaidoyer en faveur des droits des filles et de faire entendre leur voix. Il fait office de catalyseur d’une réforme durable, évolutive et holistique. Educate Girls se consacre à l’inscription, l’assiduité et l’amélioration des résultats scolaires pour les jeunes filles. La Team Balika, un groupe d’animateurs de la jeunesse basés dans les villages, intervient dans les écoles ainsi que dans les communautés des villages pour renforcer la sensibilisation et faire progresser les taux d’inscription, l’assiduité et les résultats scolaires de toutes les filles.

Le modèle s’appuie sur une orchestration des synergies, selon un système hiérarchique à la fois descendant, impliquant des fonctionnaires gouvernementaux à différents niveaux, et ascendant, avec les villageois et les comités de villages. En marge des partenariats avec le gouvernement, le financement provenant du secteur privé et les alliances stratégiques jouent un rôle capital dans l’expansion et le développement du programme Educate Girls.

Sur une période d’à peine cinq ans, Educate Girls a permis l’inscription de plus 80 000 filles en intervenant auprès de 5 500 établissements.

 

Sélection 2013

Panmela Castro

Fondatrice de Nami Rede Feminista de Arte Urbana

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur d’activité : droits de la femme

Modèle : activisme par le biais de l’art

Panmela Castro est l’une des principales graffeuses du Brésil. Elle a acquis une renommée internationale en raison de son activisme porté par l’art, ainsi que les actions qu’elle entreprend à travers l’ONG qu’elle a fondée en 2010 : Nami Rede Feminista de Arte Urbana (« RedeNami »), collectif féministe réunissant des artistes urbains. La mission de Rede Nami consiste à renforcer l’égalité des sexes par le biais de l’art du graffiti, en se concentrant spécifiquement sur la violence visant les femmes. Rede Nami forme et prépare les artistes et éducateurs artistiques pour s’attaquer aux préjugés ainsi qu’aux discriminations en matière de race, d’appartenance ethnique, de classe sociale, de religion et d’orientation sexuelle. Elle entreprend un éventail d’initiatives, dont des ateliers de formation et d’activités artistiques, la gestion de projets, divers évènements culturels dans le cadre de partenariats civils et publics ainsi que l’organisation de séminaires et de projets artistiques. L’ensemble de ses activités vise à défendre et promouvoir les droits de la femme. Agência Nami Grafitti constitue le versant social de l’entreprise Rede Nami. Il s’appuie sur des professionnels des arts urbains, des experts de la question du genre et des droits de la femme, ainsi que des artistes doués qui dirigent des ateliers de graffiti, créent des muraux à thèmes et animent des séminaires. Par ailleurs, l’agence contribue à assurer la pérennité financière de Rede Nami.

Rede Nami est susceptible d’exercer un impact positif sur des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes dans l’ensemble du Brésil par le biais de ses activités d’art de rue qui renforcent l’émancipation sociale. Elle constitue également une plate-forme permettant d’autonomiser les artistes urbaines sur le plan économique en mettant à leur disposition d’importants espaces favorisant les échanges, le renforcement des capacités professionnelles et les débouchés commerciaux. Cette structure leur permet en outre de faire la publicité de leurs œuvres grâce au réseau de Rede Nami.

Le Fellowship WCM dont bénéficie Panmela permettra d’aider Rede Nami à assurer la stabilité financière de cette organisation grâce à un modèle commercial solide, en tissant un réseau de partenaires pouvant former chaque année au moins 1 400 femmes et hommes à la prévention des actes de violence sexiste dans plusieurs villes brésiliennes.

Grâce au réseau WomenChangeMakers, la Fondation Ford a approuvé le versement de 100 000 USD pour financer un projet intitulé « Afrografiteiras ». Dans le cadre de ce programme, Rede Nami assure la formation et le soutien de 30 jeunes femmes noires, pour qu’elles puissent exprimer et promouvoir l’autonomisation des femmes via l’art du graffiti.

 

Maria Beatriz « Bia » Kern

Fondatrice et directrice de Mulher em Construção

Lieu : Canoas, Rio Grande do Sol, Brésil

Secteur d’activité : moyens d’existence

Modèle : perspectives sexospécifiques dans le développement des aptitudes  

Bia Kern est fondatrice et directrice de Mulher em Construção (MEC). Fondée en 2006 à Canoas, dans l’état du Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil, cette organisation entend dispenser des formations et décerner des certificats aux femmes pour leur permettre de travailler dans le secteur du génie civil, à des fins d’émancipation sociale et économique. L’approche adoptée par MEC implique le renforcement des capacités et le développement professionnel des femmes, ainsi que la facilitation de leur accès aux offres d’emplois dans ce secteur. MEC propose des formations et des ateliers aux femmes issues de milieux modestes ou défavorisés, dans divers secteurs du bâtiment, notamment la maçonnerie, le carrelage, la réalisation d’installations électriques et la plomberie.

MEC est par ailleurs l’une des seules organisations du Brésil à considérer l’approche sexospécifique comme une partie intégrante de la formation des femmes aux rôles dans le génie civil. L’organisation dispense des formations sur le thème de la citoyenneté et dynamise l’entrepreneuriat grâce à des formations techniques et pratiques destinées aux femmes issues de milieux modestes. MEC a ainsi pu tirer parti d’une demande non satisfaite en matière de main-d’œuvre qualifiée, tout en offrant un plaidoyer en faveur des droits de la femme. L’organisation répond déjà à des appels d’offres publiques et peut ainsi démontrer comment les femmes autonomisées sont susceptibles de contribuer à la résilience civique par le biais du développement urbain. Par ailleurs, MEC est en train d’établir la première école professionnelle au Brésil enseignant à des femmes issues de milieux modestes des aptitudes aux métiers du bâtiment pour leur permettre d’accéder à des emplois stables.

Le Fellowship WCM attribué à Bia Kern l’aidera à pérenniser MEC financièrement dans le secteur du bâtiment. Sur une période de trois ans, MEC tient à répliquer son modèle dans l’ensemble du Brésil et former au moins 5 000 femmes par an.

 

Neelam Chibber

Cofondatrice et Directrice générale d’Industree Crafts Private Limited

Lieu : Bengaluru, Karnataka, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : entreprise sociale hybride

Neelam Chhiber a cofondé Industree Crafts Private Limited (ICPL) en tant qu’entreprise sociale à but lucratif, afin d’améliorer l’accès au marché pour les artisans, tout en réinvestissant les bénéfices dans la production et la formation des artisans.

Fondée en 2000, Industree Crafts Foundation, la branche à but non lucratif, collabore avec les producteurs ruraux sur le développement de concepts ainsi que d’initiatives techniques et professionnelles dans le secteur de la fibre naturelle. Au fil du temps, le mandat de la Fondation s’est élargi afin d’inclure d’autres types d’artisanat.

Pour résumer la situation, Industree est une entreprise sociale hybride fonctionnant à deux niveaux : d’une part, elle soutient les moyens d’existence des producteurs ruraux et des travailleurs agricoles dans le secteur de l’artisanat avec fibre naturelle pour l’ensemble de l’Inde, en permettant la fabrication de produits contemporains, notamment des accessoires domestiques. D’autre part, elle établit des liens entre les producteurs en milieu rural et les marchés urbains, grâce aux magasins prestigieux de l’enseigne Mother Earth, répartis dans l’ensemble du pays.

Lors de l’exercice fiscal 2013, l’activité de revente visait un chiffre d’affaires de 300 millions de roupies. Sur plus de 10 000 producteurs travaillant actuellement avec Industree, 90 % sont des femmes. Le Fellowship WCM aidera Neelam à élargir les initiatives de renforcement des capacités de la Fondation en matière de mode de vie durable, notamment pour les artisanes.

La Fondation se consacre au développement des compétences et le renforcement de capacité pour 200 000 artisans sur les cinq prochaines années. Le principal objectif du Fellowship sera donc d’aider la Fondation à créer des systèmes de formation robustes et performants, à développer un modèle de financement durable, à améliorer les liens au sein des réseaux et à renforcer les systèmes de surveillance et d’évaluation, comprenant des outils de mesure afin de cerner l’impact des initiatives sur l’émancipation des femmes.

 

Chandra Shekhar Ghosh

Fondateur et PDG de Bandhan

Lieu : Kolkata, Bengale occidental, Inde

Secteur d’activité : microfinancement

Modèle : microfinance-plus

C.S. Ghosh a fondé Bandhan pour répondre à deux objectifs : soulagement de la pauvreté et émancipation des femmes. Ce modèle est décliné en deux entités : une société financière non bancaire et Bandhan Financial Services Pvt Ltd (BFSPL). Le but de ces entités consiste à garantir la stabilité financière de femmes démunies grâce au microcrédit dans 22 états indiens et un territoire de l’union. L’organisation est déjà intervenue auprès de 4,8 millions de femmes défavorisées. Bandhan Konnagar, la branche à but non lucratif de l’organisation, vise à favoriser un développement systémique plus approfondi en se concentrant sur les femmes très pauvres (ou en état d’extrême pauvreté, telles que des femmes sans ressource ou sans domicile fixe), qui ne peuvent bénéficier de l’aide des institutions de microfinance (IMF). Grâce à son approche de « crédit plus », elle met à leur disposition les mêmes moyens que ceux des femmes bénéficiant de crédit accordé par les IMF et les banques. Bandhan Konnagar soutient efficacement l’avancement financier des femmes grâce à des programmes communautaires axés sur l’éducation, la santé et les moyens d’existence.

Le Fellowship WCM accordé à C. S. Ghosh soutient le plan d’expansion de Bandhan Konnagar sur les trois prochaines années. L’objectif consiste à s’implanter dans dix états abritant deux millions de foyers via cinq programmes de développement communautaire. La vocation principale de ce projet est de consolider la stratégie de communication de l’organisation, d’améliorer ses moyens technologiques, de renforcer les capacités de réseautage et de collecte de fonds, de passer en revue ses systèmes de surveillance et d’évaluation et de faire progresser ses programmes d’autonomisation des femmes.

 

 Sélection 2014 (Fellows honorifiques)

Marianne Costa

Cofondatrice de Raizes Desenvolvimento Sustentàvel

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : entreprise sociale facilitant l’accès des femmes au marché

Trois ans après avoir cofondé un cabinet de conseil touristique, Marianne Costa a créé une entreprise sociale destinée à améliorer la production artisanale et l’accès au marché pour les artisanes et les chefs de famille de la vallée de Jequitinhonha, dans le Minas Gerais. Trois années plus tard, les deux entités ont convergé pour former Raízes Desenvolvimento Sustentável, une entreprise sociale conjuguant d’une part le tourisme responsable et le bénévolat et d’autre part la production artisanale et le développement de moyens d’existence.

 

Raquel da Silva Barros

Fondatrice de Lua Nova

Secteur d’activité : protection

Modèle : réintégration sociale de filles sans domicile fixe

Raquel da Silva Barros of Lua Nova a développé un modèle à succès permettant la réintégration sociale de filles sans domicile fixe, qui sont enceintes ou mères d’enfants en bas âge. Pour ce faire, elle transforme le statut de mère en un tournant positif dans leur vie. Les jeunes femmes sont hébergées dans la communauté de Lua Nova avec leurs enfants et bénéficient de soins, de traitements contre la toxicomanie et d’enseignement des compétences parentales. Le programme propose également des possibilités de formation et d’emploi dans les secteurs de la restauration, du bâtiment, de la couture et de la sérigraphie.

 

Carlos Zuma

Cofondateur d’Instituto Noos

Secteur d’activité : violences conjugales

Modèle : programmes de réinsertion

L’Instituto Noos de Carlos Zuma propose aux individus et aux tribunaux une issue plus constructive dans les affaires de violences conjugales. Zuma, psychologue familial, s’est appuyé sur son expérience pratique pour donner aux juges une option supplémentaire, à savoir celle d’envoyer une personne coupable d’actes de maltraitance (qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme) suivre un programme de rééducation de six mois dont les résultats s’annoncent prometteurs. Carlos crée un cadre dans lequel les familles, les juges et les psychologues peuvent collaborer afin de s’attaquer de manière constructive à la problématique des violences conjugales, qui prend des proportions épidémiques au Brésil.

 

Sélection 2015

Ajaita Shah

Fondatrice de Frontier Markets

Lieu : Jaipur, Rajasthan, Inde

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : formation de femmes en milieu rural

Ajaita Shah a fondé Frontier Markets (FM) en 2011 afin de remédier à la pénurie de services d’électricité et d’éclairage réguliers et fiables dans l’Inde rurale. Pour ce faire, elle propose des produits photovoltaïques de haute qualité, à la fois abordables et fonctionnels. Le caractère novateur de Frontier Market réside dans son modèle de distribution et de service axé sur l’utilisateur. Cette méthode facilite l’accès, tout en permettant de former les femmes locales, qui peuvent ensuite sensibiliser les foyers ruraux aux avantages socio-économiques et sanitaires de produits énergétiques propres, tout en assurant un service après-vente. Accédant au rôle d’entrepreneuses, ces femmes deviennent également partisanes de l’énergie renouvelable. FM travaille étroitement avec les usagers et les compagnies de conception de produits afin d’améliorer ses produits et de mieux combler les besoins des clients. Ajaita a été nominée par Neelam Chibber, elle-même Fellow WCM en Inde, ainsi qu’Audrey Selian de Rianta Capital.

Le Fellowship WomenChangeMakers accordé à Ajaita Shah et son organisation Frontier Markets visera à accélérer sa croissance, notamment en renforçant son efficacité dans le domaine du développement des systèmes et processus, de la gestion des ressources humaines et du développement de capacités, ainsi que de la gestion des données et informations.

 

Bijal Brahmbhatt

Directrice exécutive de Mahila Housing SEWA Trust

Lieu : Ahmedabad, Gujarat, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : hébergement et infrastructure en faveur des pauvres

Bijal Brahmbhatt a été nominée par la Oak Foundation en Inde. Ingénieure civile et experte dans le secteur de l’amélioration des habitats, Bijal a planifié et développé de manière naturelle l’action de Mahila Housing SEWA Trust (MHT), organisme autonome mis en relief par le syndicat SEWA (Self Employed Women’s Association). Sous l’égide de Bijal, MHT a opéré une transition, passant du statut d’ONG consultative à celui d’intervenant et fournisseur d’habitations et d’infrastructure pour les pauvres (énergie, eau, gestion des déchets solides et routes) pour les femmes vivant dans des bidonvilles. Le caractère novateur de l’action menée par Bijal réside également dans sa capacité à obtenir des subventions gouvernementales destinées à la rénovation de bidonvilles et à fournir des services techniques, une planification urbaine et un conseil juridique, puis à décrocher des titres de propriété foncière pour les habitants de bidonvilles.

Le Fellowship WomenChangeMakers décerné à Bijal et son organisation Mahila Housing SEWA Trust renforcera sa croissance et son expansion. Le Fellowship doit permettre à Bijal de constituer le pôle de connaissances qu’elle envisage de créer, afin de partager de manière stratégique des informations sur les logements abordables et la protection de l’environnement. Dans cette optique, il lui faudra obtenir l’adhésion d’un grand nombre de femmes en tant qu’actrices du changement, à partir de leur réseau de bénéficiaires.

 

Nouvelle associée WCM : Ruchira Gupta

Fondatrice et Présidente d’Apne Aap Women Worldwide

Lieu : New Delhi, Inde

Secteur d’activité : éradication du trafic sexuel

Modèle : droits de la femme

Après avoir remporté un Emmy Award pour son film consacré à la traite des femmes, Ruchira Gupta, ancienne journaliste, a été persuadée par les 22 prostituées qu’elle avait filmées de fonder Apne Aap Women Worldwide en 2002. Apne Aap, organisation de terrain œuvrant pour éradiquer le trafic sexuel, une ignoble forme d’esclavagisme moderne, permet aux femmes victimes de la traite, aux filles en situation de risque et aux populations menacées par la prostitution intergénérationnelle d’imposer leur choix pour échapper au carcan de ce trafic. À cette fin, Apne Aap élargit le champ des possibilités pour la population cible grâce à son Programme « Last Girl 10 Assets », qui permet aux femmes de faire valoir leurs droits. Ce projet produit également un effet dissuasif envers la prostitution grâce à des campagnes encourageant des changements sociaux et politiques. Ruchira a été nominée pour l’édition 2015 du WCM par Roseanna Arquette.

Le Fellowship WomenChangeMakers soutiendra la théorisation du processus du programme « Last Girl 10 Assets Programme » d’Apne Aap pour permettre à l’ONG de partager cet outil efficace en vue d’un élargissement à d’autres contextes, éventuellement par des organisations partenaires. Cette méthode renforcera la stratégie de réplication d’Apne Aap à l’échelle du monde.

 

Nouvelle associée WCM : Anke Riedel

Fondatrice de Casa Angela

Lieu : São Paulo, Brésil

Secteur d’activité : soins prénatals et post-natals et santé maternelle

Modèle : naissance humanisée

Anke Riedel, médecin de formation, supervise le centre de Casa Angela à São Paulo (Brésil), fondé en 2009, où toutes les femmes, même les plus démunies, bénéficient de soins et conseils avant, pendant et après l’accouchement. L’approche novatrice adoptée par Casa Angela dans les domaines de l’accouchement humanisé et des soins prodigués à la mère et à l’enfant revêt un caractère exemplaire, aussi bien au Brésil qu’au-delà de ses frontières. En outre, Anke Riedel s’implique activement dans les réseaux locaux et régionaux qui assurent la promotion de l’accouchement humanisé par le biais du dialogue, du partage des expériences et du plaidoyer pour des réglementations et pratiques appropriées.

Grâce à l’appui du programme WCM, Anke Riedel entend renforcer le modèle commercial de Casa Angela et répliquer sa méthodologie dans les secteurs de la santé publique et privée afin d’augmenter son étendue et son impact. Elle veut ainsi permettre à une large frange de la population brésilienne, sans distinction de classe socio-économique, de bénéficier du concept de naissance humanisée, tout en améliorant de manière notable le bilan sanitaire.

http://www.casaangela.org.br/

 

Nouvelle associée WCM : Lilian do Prado

Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social 

Lieu : États du Pernambuco et du Ceará, Brésil

Secteur d’activité : entrepreneuriat des femmes

Modèle : soutien aux entreprises et conseil financier

Lilian do Prado – Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social (basée dans les états brésiliens du Pernambuco et du Ceará) – Lilian do Prado a cofondé Acreditar – Capital Humano e Transformação Social à l’âge de 20 ans. Titulaire d’une licence de gestion commerciale, elle supervise l’activité d’Acreditar dans les petites villes et les régions rurales des états brésiliens du Pernambuco et du Ceará. L’organisation soutient l’incubation d’entreprises, en proposant une formation financière, des conseils techniques et un microcrédit de production aux jeunes et aux femmes souhaitant créer leur entreprise. Par le biais d’Acreditar, elle a pu établir une culture encourageant l’entrepreneuriat de la jeunesse et des femmes dans un contexte socio-économique qui étouffe souvent la créativité, l’innovation et l’émancipation des femmes. Ses accomplissements lui ont valu des distinctions décernées par des organisations nationales et internationales, telles que la Brazil Foundation, Ashoka, McKinsey et Prêmio Claudia.

Grâce au Fellowship WCM, Lilian vise à renforcer la focalisation sur l’entrepreneuriat féminin et à élaborer des programmes et fonds de capital-risque spécifiques destinés aux femmes.

http://acreditar.org.br/novo-site/

Sélection

Dans chaque pays d’intervention, des personnes chargées des nominations sélectionnent des Fellows potentiels qui souhaitent élargir et/ou répliquer leur projet, puis les mettent en relation avec nous (les entrepreneurs sociaux ne présentent pas leur candidature directement pour devenir Fellow WomenChangeMakers). Les candidats sont alors évalués et mesurés selon des critères méticuleusement établis, lors d’une phase d’entretiens et de tests visant à garantir que les entrepreneurs sociaux sélectionnés et leurs projets sont conformes à notre mission.

Nous invitons les organisations non gouvernementales intervenant dans le secteur de l’autonomisation des femmes et souhaitant en savoir plus sur le processus de nomination des Fellows à nous contacter.

Nos critères de sélection

Autonomisation et progrès des femmes : les candidats doivent diriger un projet ayant fait ses preuves en faveur de l’autonomisation des femmes, afin de créer un environnement habilitant et/ou de faire voler en éclats les obstacles à l’émancipation des femmes. Ils doivent intervenir dans l’un des domaines suivants :

  • Accès à l’éducation et la formation ;
  • Accès à des services de soin ou amélioration des services de santé pour les femmes ;
  • Promotion du leadership social et politique des femmes ;
  • Protection de la dignité et l’intégrité des femmes et prévention des actes de violence, qu’ils soient de nature sexuelle ou d’une autre forme de violence ciblée ;
  • Accès à l’indépendance et l’émancipation économique.

Point d’inflexion : les candidats doivent se trouver à un point d’inflexion. Il est important que le succès et l’efficacité de leur programme soient établis et que les candidats aient déjà été contactés par une autre organisation ou inclus dans une organisation tierce. Ils doivent avoir atteint un niveau nécessitant un élargissement ou une réplication à des fins de croissance. Les Fellows sélectionnés auront été récompensés par des institutions faisant figure de pilier dans le secteur de l’entrepreneuriat social, telles qu’Ashoka, la Fondation Schwab, la Skoll Foundation et Avina.

Changement systémique : les idées du projet doivent être structurées selon un modèle systématique et traiter les causes des problèmes visés, plutôt que leurs symptômes. Elles doivent produire un impact fort, démontré par le nombre de femmes dont la vie est changée de manière durable, ainsi qu’un impact sur la loi au niveau local, national ou international. Dans le même temps, il faut qu’elles aient établi leur capacité à produire un impact sur les esprits et les activités sociales des communautés concernées.

Impact social : les idées du projet doivent pouvoir générer un impact social considérable et transformer la vie de nombreuses personnes. Lors de la phase de sélection, le projet doit avoir déjà prouvé son impact social ainsi que son potentiel de croissance.

Durabilité et évolutivité : les idées du projet doivent inclure une feuille de route cruciale vers l’élargissement, comprenant des stratégies d’élaboration de modèles économiques durables à long terme.

Indépendance : l’organisation doit être indépendante de tout contrôle religieux et gouvernemental.

Impératifs de sélection

Qualités entrepreneuriales : nous recherchons des candidats dont les qualités d’entrepreneur sont établies, possédant une perspective et une détermination nécessaires pour atteindre leur but par tous les moyens.

Créativité : les entrepreneurs sociaux doivent posséder une capacité à s’adapter aux fluctuations de leur environnement et à trouver des solutions créatives pour atteindre leur objectif malgré les obstacles.

Qualités de leader : le programme identifie des personnes faisant figure de modèle pour les communautés. Les entrepreneurs sociaux doivent donner aux membres de leur réseau les moyens de faire naître des changements.

Valeurs personnelles : ces valeurs seront mesurées à l’aune de la profondeur et de la constance de l’engagement envers l’égalité des droits et des chances pour les hommes et les femmes.

Fibre éthique et intégrité : ces valeurs seront vérifiées par le biais d’une diligence raisonnable et d’une évaluation des antécédents de l’entrepreneur.

Soutien aux Fellows

Le programme WomenChangeMakers propose une gamme complète d’outils aux Fellows entrepreneurs sociaux pour les accompagner dans leur croissance. Selon leurs besoins spécifiques, nous leur fournissons un soutien et des outils de croissance.

  1. Conseil et formation avec partenaires : nous permettons aux Fellows d’accéder à des professionnels susceptibles de les aider à résoudre des problèmes clés, afin de réussir l’élargissement et/ou la réplication de leur projet. Ce service de conseil et de formation est assuré par nos partenaires spécialisés dans les domaines suivants :
  • Gestion commerciale
  • Ressources humaines
  • Réseautage
  • Questions juridiques
  • Relations publiques, marketing et communication
  • Suivi et évaluation.
  1. Réseau d’assistance professionnel WomenChangeMakers : notre réseau d’assistance se compose d’une communauté de membres du monde des affaires, d’entrepreneurs, de cadres supérieurs, de banquiers d’investissement, d’investisseurs en capital-risque et de consultants qui partagent nos valeurs et acceptent de collaborer avec nos Fellows, en consacrant du temps et des ressources au soutien de leur action.
  1. Réseau d’entrepreneurs sociaux : nous proposons tous les avantages de l’appartenance à un réseau d’entrepreneurs sociaux qui échangent notamment les meilleures pratiques, leur expérience et des informations sur le marché. Ces interactions se déroulent lors de réunions ou via une plate-forme virtuelle réservée à cette communauté.
  1. Soutien financier : nous assurons le soutien financier de nos Fellows, principalement sous forme de traitement (salaire) versé à l’entrepreneur social ou une personne clé pilotant la transition. L’objectif est de permettre à l’entrepreneur social et son équipe de faire franchir un palier de croissance au projet.

 

Partenaires

Accenture, Ashoka, Avina, EgonZehnder, Fondation Ford, Burson-Marsteller, Lex Mundi Pro Bono, Thomson Reuters Foundation/TrustLaw, ONU Femmes, Vital Voices, Synergos, LGT Venture Philanthropy, Ogilvy, Newdea, ZIGLA, Chanel Foundation, Paula Cardenau de Njembre, PEOCIT Technologies, Fondation Trafigura, Philip Morris International.

Programmes

Adolescentes à la tête du changement (Anciens projets)
(Israël)

Servir de source d’inspiration aux jeunes femmes arabes israéliennes et les autonomiser.

Photos du Programme

Projet

« Le programme Adolescentes à la tête du changement a amélioré mes liens avec mon établissement. J’ai commencé à prendre au sérieux mes études et décidé de passer les examens du baccalauréat. J’ai compris l’importance de l’éducation, et je suis désormais convaincue de pouvoir réussir. » Adolescente arabe israélienne participant au programme.

Défi

Les femmes arabes en Israël sont confrontées à des défis majeurs à double titre, puisqu’elles appartiennent aussi bien à un groupe minoritaire qu’à la société arabe traditionnelle. Leur représentation politique est presque inexistante et elles sont souvent exclues des processus décisionnaires. Elles demeurent la frange la plus défavorisée, la moins bien payée et la moins scolarisée de la société israélienne.

Rares sont les jeunes filles arabes israéliennes qui entreprennent des études universitaires après le cycle secondaire. Cette situation réduit considérablement leurs chances d’atteindre leur plein potentiel, de trouver un emploi ou de devenir indépendantes et sortir de la pauvreté.

Approche

« Accompagner les filles à cet âge crucial peut conduire à de profondes transformations dans leur vie, tout en marquant un tournant dans leur cursus universitaire et leur carrière professionnelle. » Antonella Notari, Directrice de la fondation Womanity.

En 2008, en partenariat avec l’Israeli Women’s Network (IWN), la Fondation Womanity a créé le programme « Teenagers Leading Change » (TLC) ou Adolescentes à la tête du changement. Il s’agissait d’un cursus de formation au leadership unique en son genre, destinée à promouvoir l’autonomisation et le développement personnel des jeunes femmes arabes en Israël. Validée par le Ministère israélien de l’Éducation, la formation s’adressait aux jeunes filles arabes âgées de 16 et 17 ans dans la ville de Jaffa, à Jérusalem-Est et dans la région du Triangle.

Cette formation s’échelonnait sur 10 séances hebdomadaires, dispensées par des enseignants spécialisés. Grâce à des jeux de rôle, des discussions, des exercices pratiques et des cours théoriques, ce cursus abordait les inégalités sociales, la manière dont sont perçus les stéréotypes, l’identité sexuelle et d’autres thèmes liés au genre. Il a permis aux participantes d’acquérir les aptitudes requises pour gagner en confiance, exercer des rôles à responsabilité et prendre des décisions conditionnant leur vie. Ces séances avaient lieu dans un environnement sécurisant, les incitant à partager leurs points de vue et leur ressenti à l’égard du rôle et du statut de la femme dans leurs communautés.

Cette formation était organisée pendant les horaires scolaires pour garantir une pleine participation des élèves. Les écoles participantes sélectionnaient les classes dans lesquelles la formation était dispensée, notamment en fonction du nombre d’élèves et de l’intérêt qu’elles manifestaient.

Impact

En collaboration avec l’IWN, Womanity a effectué une évaluation indépendante et approfondie de l’impact du programme, en particulier concernant les indicateurs de changement dans les attitudes et les comportements des participantes. L’évaluation a également pris en compte le contenu d’entretiens approfondis, ainsi que l’analyse des animateurs de groupes.

  • Plus de 1 500 jeunes femmes arabes âgées de 15 à 17 ans ont participé au programme, renforçant leur aptitude à la réflexion critique et leur développement personnel.
  • En 2013, le programme a fait l’objet d’un renforcement par le biais de modules visant à encourager les filles à assumer des rôles à responsabilité et à prendre des décisions de manière indépendante.
  • L’évaluation a démontré un impact positif en matière de bien-être et d’acquisition de meilleures capacités d’écoute et d’empathie chez les participantes, qui, suite à cette formation, étaient plus susceptibles de continuer leurs études et de poursuivre une carrière professionnelle.

Partenaires précieux du programme Adolescentes à la tête du changement

L’Israeli Women’s Network (IWN)

 

 

Programmes

Bourses universitaires pour les femmes
(Territoires palestiniens)

Soutien universitaire aux jeunes femmes palestiniennes défavorisées.

Photos du Programme

Projet

« L’université m’a apporté confiance en moi et capacité d’échanger avec d’autres personnes, tout en m’aidant à comprendre leurs points de vue et à tirer des enseignements de nos échanges. J’ai commencé à regarder la vie sous un angle différent, avec espoir et enthousiasme pour un avenir meilleur. » Ghadeer Muzahem, ayant obtenu un diplôme de comptabilité auprès de l’Université Al-Quds en 2012, grâce au soutien de la Fondation Womanity

Défi

Dans les Territoires palestiniens, l’éducation des femmes est considérée comme importante, ainsi que l’atteste le fait qu’on y trouve l’un des meilleurs taux d’alphabétisation des femmes parmi les pays en voie de développement. Cependant, les femmes issues de milieux défavorisés sont rarement susceptibles de poursuivre des études universitaires. Par conséquent, il est plus difficile pour elles de suivre des formations et de faire des études pour développer leurs compétences et conquérir une forme d’indépendance économique. Elles restent donc prisonnières de conditions économiques défavorables, sans pouvoir s’extraire de la pauvreté en compagnie de leur famille.

Approche

En collaboration avec le Women’s Studies Centre (WSC), la Fondation Womanity a élaboré un projet pour fournir un soutien financier à de jeunes femmes issues de milieux défavorisés et prendre en charge leurs frais d’inscription à l’université. L’objectif du projet consiste à améliorer les chances des femmes de trouver un emploi en leur permettant de poursuivre des études.

Pour être sélectionnées dans le cadre de ce programme, les jeunes femmes doivent répondre à des critères socio-économiques précis, avoir obtenu un diplôme de fin de cycle secondaire et maintenir de bons résultats académiques. Des représentants du WSC rendent visite à chaque famille avant d’approuver une bourse d’études. Ils effectuent un suivi des résultats de chaque étudiante et versent directement à l’université les frais d’inscription. Des bourses spéciales sont également attribuées à de jeunes filles vivant dans les camps de réfugiés.

La bourse annuelle couvrait les frais d’un semestre par année, afin d’encourager les étudiantes à financer en partie leurs études ou à trouver une autre source de financement partiel.

Impact

Depuis 2009, sur les 21 étudiantes ayant reçu une bourse d’études pour un semestre par an, 20 ont obtenu leur diplôme.

Parmi les jeunes filles ayant obtenu leur diplôme, certaines ont déjà commencé une carrière dans l’enseignement, la pharmacie, les ONG et le secteur privé, tandis que d’autres ont rejoint la fonction publique ou ont choisi le bénévolat. Certaines poursuivent des études supérieures.

Le WSC a également pu élargir le projet et financer en moyenne 55 bourses d’études par an, à l’aide d’autres sources de financement.

Partenaire précieux

Le Women’s Study Centre (WSC)