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Womanity Award
(Liban, Mexique, Réseau Global ICTforWomanity)

Protection des femmes et des filles du monde entier face à la violence à caractère sexiste.

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Projet

Défi

L’ONU définit la violence envers les femmes comme « tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ». Selon les estimations de l’ONU, une femme sur trois a subi des actes de violence physique ou sexuelle et près de 120 millions de filles ont été contraintes à des actes sexuels. De plus, une étude récente démontre que 76% des femmes de moins de 30 ont signalé un abus ou harcèlement en ligne.
Cette violation répandue des droits humains peut dissuader les femmes et les filles de s’impliquer pleinement dans leur communauté, ce qui inflige un coût humain et économique considérable à l’ensemble de la société. Au Royaume-Uni par exemple, le coût de la violence envers les femmes atteint environ 28.5 milliards d’euros (US 31.8 milliards de dollars).

Approche

Le Prix Womanity pour la prévention de la violence contre les femmes a été mis au point en 2013, après une étude et un programme conçu par Accenture Development Partnerships (ADP) pour la Fondation Womanity. Le premier prix a été présenté en 2014. Il a pour but d’identifier et de soutenir des solutions efficaces s’appuyant sur des éléments tangibles, afin de lutter contre le problème répandu de la violence envers les femmes. Il vise également à éliminer les obstacles que pourraient rencontrent ces organisations. Ce faisant, les projets innovants ayant eu un impact positif dans un endroit spécifique, peuvent être appliqués et répandus dans un nouveau cadre, pour toucher et soutenir davantage de femmes.

Le Prix Womanity est décerné tous les deux ans à deux bénéficiaires travaillant en partenariat avec la Fondation. Celle-ci apporte un soutien technique et financier aux gagnants, favorise les connexions aux services professionnels, prend en charge les visites d’apprentissage, travaille en profondeur sur le suivi et l’évaluation, et fournit une expertise et les ressources nécessaires à la réplication et au renforcement du programme.

Pendant un partenariat de trois ans, Womanity aide un partenaire Innovation ayant démontré l’impact d’un programme à succès dans la réduction de la violence envers les femmes à élargir leur portée, tandis qu’un partenaire Réplication (Scale-up), sélectionné par le partenaire Innovation, adapte, élargit et réplique le programme dans son propre cadre afin d’exercer une influence positive pour les femmes et leurs communautés au niveau local. Le projet entend démontrer le succès d’un nouveau modèle philanthropique exploitant des capacités disséminées, avant de les combiner pour induire un changement durable à grande échelle.

Le Prix Womanity, lancé en 2013, est co-financé par la Fondation Trafigura.

Pour financer ce programme, visitez notre page de don.

Impact (2014)

  • Les bénéficiaires du premier Prix Womanity ont été Promundo (basé au Brésil et aux États-Unis) et Abaad (basé au Liban) en 2014.
  • Promundo, partenaire Innovation du Prix Womanity, a créé le « Programme H» novateur qui s’attaque aux causes de la violence en induisant une transformation positive des normes de genre. Cette initiative prône l’implication égale des hommes dans les responsabilités familiales, tout en déconstruisant les stéréotypes sexistes néfastes au sein des établissements scolaires et du monde du travail.
  • Repliqué dans 25 sites, Le Programme H a obtenu des résultats positifs, notamment une amélioration de la santé sur le plan sexuel et reproductif, une réduction des maladies sexuellement transmissibles et du VIH/SIDA, ainsi qu’une baisse des violences sexospécifiques. Les jeunes sont devenus des participants engagés en tant qu’agents du changement.
  • Abaad, partenaire Réplication du Prix Womanity, se consacre à l’avancement, la participation et l’émancipation des femmes au Liban, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord afin de remplir sa mission principale qui est de dynamiser le développement social et économique.
  • Le Prix soutient Promundo et Abaad dans leur adaptation du « Programme H» et le mettent en application dans cette région du monde.
  • Ayant obtenu l’aval du Président libanais, la campagne a stimulé des débats à l’échelle du pays sur le thème de la violence à caractère sexiste au Liban, encourageant les femmes et les hommes à signaler tout incident à Abaad.

Womanity Award Update - 1ere Edition

Impact (2016)

  •  Les seconds bénéficiaires du Prix Womanity sont l’Association Pour Le Progrès Des Communications (APC) ( un réseau mondiale dont le siège se trouve en Afrique du Sud) et La Sandía Digital, et leur partenaire opérationel Luchadoras (tous deux basés au Mexique).
  • APC, le partenaire Innovation du Prix Womanity, a initié la campagne Take Back the Tech! au Mexique, visant à contrer et faire connaître le problème de la violence en ligne, et la violence perpetrée au travers d’autres outils technologiques, contre les femmes.
  • Depuis sa création en 2006, APC a soutenu les campagnes locales TBTT ! dans plus de 35 pays.
  • Grâce aux pressions de la Safety and Free Speech Coalition – dont TBTT ! est membre- Facebook et Twitter ont modifié certaines de leurs procédures afin de mieux protéger la liberté d’expression des femmes ainsi que leurs droits contre la violence. Dans le cadre d’une coalition d’organisations, la campagneTBTT ! est aussi parvenue à influencer Facebook afin que le réseau social assouplisse sa position sur l’utilisation de la véritable identité de ses utilisateurs. Cette règle était perçue comme un problème majeur pour les femmes qui, fuyants des situations abusives, utilisent de nouvelles identités.
  • Basés au Mexique, La Sandía Digital/Luchadoras, partenaires Réplication du Prix Womanity, sont deux collectifs pluridisciplinaires féministes composés de femmes productrices de médias, avec pour but principal de promouvoir le droit des femmes et la justice sociale ; Luchadoras via son émission en ligne et La Sandía Digital à travers des vidéos et documentaires participatifs.
  • Luchadoras a produit 160 émissions avec plus de 250 femmes venant du Mexique, de Colombie, d’Egypte, du Guatemala, d’Iran, du Nicaragua et de la Palestine. L’émission hebdomadaire compte aujourd’hui une audience de plus de 500 000 personnes par mois.

Update Womanity Award - 2nde Edition

déconstruire les masculinités

Lauréats 2014

Le premier Womanity Award en 2014 a été remis à l’organisation américano-brésilienne Promundo et leurs partenaires libanais Abaad, pour reproduire le travail de Promundo dans l’engagement des hommes et des garçons pour prôner le droit des femmes et des filles (appelé Programme H). Programme H a eu un succès considérable au Brésil et dans plusieurs dizaines de pays.

Abaad est la première organisation à mettre en œuvre cette approche au Moyen-Orient avec l’aide de Promundo et le soutien de la Fondation Womanity.

A propos de Promundo

Promundo est un leader mondial de la promotion de la justice de genre et de la prévention de la violence. Ils engagent les hommes et les garçons aux côtés des femmes et des filles.

« Programme H» (« H » pour hommes, homens, en portugais, et hombres en espagnol) est une méthodologie développée par Promundo et leurs partenaires afin d’entamer des conversations avec des jeunes hommes et leurs communautés sur les normes autour de la virilité.

Le manuel «Programme H» comprend environ 200 activités à réaliser en groupe avec les jeunes hommes (15 à 24 ans) sur le genre, la sexualité, la santé reproductive, la paternité et les soins, la prévention de la violence, la santé émotionnelle, l’usage de drogues, et la prévention contre et la vie avec le sida et le VIH.

Grâce aux techniques du Programme H, Promundo a réduit la violence conjugale auprès de 250.000 jeunes hommes et femmes dans 40 pays, en combinant l’éducation de groupe avec un militantisme mené par des jeunes, afin d’atteindre l’égalité et réduire la violence. Les systèmes scolaires publics au Brésil, Inde, Croatie, Chili, Nicaragua, entre autres, ont officiellement adopté l’approche dans leur curriculum scolaire.

Ce travail de réplication est une première en son genre au Moyen Orient.

A propos d’Abaad

Abaad est une ONG libanaise qui promeut un développement social et économique durable au Moyen Orient par l’égalité, la protection et l’autonomisation des groupes marginalisés, en particulier les femmes.

Abaad mène divers projets simultanément, autour de l’autonomisation des femmes et des filles, la transformation des masculinités (Certains projets, hormis Programme H, sont également mis au point en partenariat avec Promundo).

« Faire participer les jeunes hommes à cette activité à un point dans leur vie où ils sont encore en train de développer leur identité et de comprendre comment interagir avec les autres – en particulier les membres du sexe opposé – permettra d’éviter d’innombrables cas de violence de genre au Liban »

Anthony Keedi, gestionnaire du programme sur les masculinités à Abaad.

Processus de réplication

  • Abaad et Promundo ont entrepris une visite d’apprentissage en Serbie en Octobre 2014, où ils ont bénéficié de l’expertise de réplication réussie par les groupes «Young Men Initiatives » dans les Balkans ainsi que Youth Action Northern Ireland.
  • Inspirée par leur réunion dans les Balkans, l’équipe d’Abaad a procédé à une première traduction du manuel Programme H et un examen approfondi par des experts afin de valider son adaptation culturelle.
  • Le curriculum du « Programme H » pour le Liban a été traduit en arabe. Afin de s’assurer que les changements soient toujours en accord avec la philosophie originale du manuel, Promundo a revu le manuel, suite à un important processus geré par Abaad, d’adaptation culturelle et de vérification du contenu avec des experts du secteur au Liban.
  • Des séances de validations, avec les futurs formateurs ainsi que de jeunes gens, ont eu lieu durant le premier semestre de 2016, dans le but de recueillir le plus de réactions possible des parties prenantes.
  • Les participants viennent du réseau libanais Men Engage
  • En Février 2016, une deuxième visite d’apprentissage a eu lieu avec Promundo et Abaad à Rio, au Brésil, lieu où le programme a été créé. Abaad a beaucoup appris de cet enrichissement mutuel du brassage de projets, et grâce à cela, est en mesure de maximiser ses ressources. Promundo s’est révélé être un mentor exceptionnel pour l’organisation libanaise. L’équipe de Promundo affirme qu’ils ont acquis de nouvelles connaissances et changé leur vision sur les obstacles que présente le sujet de la masculinité au Moyen-Orient.
  • Le lancement du Programme H Liban, a eu lieu le 14 Juillet 2016 à Beyrouth. La version en arabe du curriculum s’appelle Programme RA ( pour « Rajol », « homme » en arabe)
  • La formation des formateurs a débuté en septembre 2016 et fut suivie d’ateliers pour 35 jeunes du Wellspring Learning Community à Beirut
  • Les deux organisations ont travaillé sur la mise en œuvre d’un processus de suivi et d’évaluation solide pour mesurer les changements vécus par les parties prenantes.
  • En 2017, les deux partenaires incluront Programme RA dans une Initiative de Formation Régionale déployée au Moyen-Orient, ayant pour but de certifier des specialistes de la masculinité et futures formateurs.

Pour un internet sans violence contre les femmes

Lauréats 2016

Le deuxième prix, annoncé à Paris au OuiShare Fest, a été remis à la campagne Take Back the Tech! (TBTT!), menée par l’Association Pour Le Progrès Des Communications (APC) (Afrique du Sud) et Luchadoras/La Sandía Digital (Mexique). Cette campagne collaborative, qui aborde le problème très répandu de la violence en ligne contre les femmes, permet aux femmes de répondre de façon proactive à ces abus en ligne, revendiquer l’espace virtuel et influencer de façon créative les lois et les pratiques. Le but ultime est de parvenir à un internet libéré de toute violence.

Le problème

A travers le monde, il est estimé qu’il y a en ligne 200 millions moins de femmes que d’hommes. Cela signifie que les hommes ont d’avantage l’occasion de présenter leur propre perspective en ligne et de ce fait, d’exercer encore plus de pouvoir sur les femmes.

Les femmes sont 27 fois plus susceptibles que les hommes d’être harcelées en ligne.

A quoi ressemble la violence en ligne? :

  • Les femmes reçoivent des messages menaçants ou harcelants à répétition sur les réseaux sociaux, portables, emails, et sites internet:“trolling”, “cyberharcèlement”, “commentaires sexistes violents”, “chantage”, “menaces de viol ou de mort”. De plus, des attaques, contres des femmes journalistes, ont été recensées à travers leurs articles en ligne.
  • Les agresseurs publient aussi des photos intimes de femmes (“Revenge Porn) sur les médias sociaux ou les partagent par le biais d’applis.
  • Le harcèlement continu (“Stalking“). Les technologies peuvent localiser et surveiller les mouvements d’une personne, ce qui peut conduire à la violence physique.)

TBTT ! œuvre pour que plus de femmes soient présentes en ligne et formées à l’usage des nouvelles technologies afin d’amplifier leurs moyens d’expression.

La campagne vise également à mettre en avant les accomplissements des femmes dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) et dans tous les domaines de la vie. TBTT ! se bat également pour la reconnaissance de ces réussites afin qu’ils soient correctement documentés sur des sites comme Wikipedia, par exemple.

Les partenaires gagnants collaboreront pendant trois ans afin d’étendre et reproduire la campagne TBTT ! au Mexique. Ce prix permettra aux partenaires de produire des programmes de télévision par internet dans le but d’accroître la sensibilisation de la campagne chez les jeunes femmes, utiliser des médias en ligne ou traditionnels pour communiquer les outils et les stratégies afin de faire face à la violence en ligne, et, construire un réseau de jeunes militantes féministes et productrices de médias.

“La violence en ligne contre les femmes et les filles est en augmentation“ affirme Lulú V. Barrera, fondatrice de Luchadoras. « Nous voulons briser le stéréotype de la femme soumise, occupant des rôles secondaires dans la société, autour du mariage et de la maternité. Nous voulons émanciper les femmes grâce à la technologie « .

À propos d’APC

L’Association Pour le Progrès des Communications (APC), dont le siège est en Afrique du Sud, a créé la campagne mondiale Take Back the Tech ! en 2006, en vue de regagner le numérique pour les femmes et de faire de l’espace en ligne un endroit plus sûr et plus représentatif, ainsi qu’un lieu où les femmes peuvent se développer et défier les normes qui perpétuent la discrimination et la violence. La campagne est désormais présente dans 35 pays.

À propos de La Sandía Digital

La Sandía Digital travaille avec des femmes en Amérique latine et les aide à produire leurs propres films sur des expériences autour du sexisme. L’un de ces films est Living in Darkness (Vivre dans l’obscurité), qui met en avant l’histoire d’une femme qui essaye désespérément de divorcer de son mari, mais a été criminalisée pour n’avoir pas rempli le rôle traditionnel de la femme autour de la maternité. La Sandía Digital a également créé un programme TV féministe, hebdomadaire, très populaire : Luchadoras, unn projet qui a pour but de devenir une organisation totalement indépendante à la fin du programme du prix Womanity.

À propos de Luchadoras

L’organisation Luchadoras, basée à Mexico City, est dédiée à la promotion des droits des femmes et à la justice sociale par le biais d’une émission de télévision féministe en ligne diffusée chaque semaine à travers RompevientoTV. Pour répliquer Take Back the Tech !, le collectif va construire un solide réseau stratégique de jeunes femmes, les équiper à l’autodéfense numérique, et les former pour créer du contenu qui répondra aux abus et à la violence en ligne.

L’organisation Luchadoras est reconnue par les mouvements pour les droits des femmes comme une alliée importante dans le développement et la visibilité de leurs demandes étant donné la faible attention des médias grand public envers l’activisme social. En Mars 2016, la Commission pour les Droits de l’Homme de Mexico City a décerné à la fondatrice de Luchadoras, Lulú Barrera, une mention honorable dans le Prix Hermila Galindo pour « une utilisation innovante des TIC afin de promouvoir l’égalité des genres  »

Processus de réplication

Afin d’adapter Take Back The Tech! au contexte mexicain, avec des collectifs de jeunes femmes, les Partenaires auront pour principaux objectifs de:

  • Défier les normes
  • Sensibiliser le public
  • Amplifier le pouvoir collectif
  • Renforcer les réponses aux abus en ligne

ICT pour Womanity

« ICT for Womanity Network »

Le programme gagnant sera également en relation avec d’autres initiatives utilisant les TIC (« Technologies d’information et de communication ou « ICT » en anglais) pour prévenir la violence contre les femmes, créant un réseau mondial de leaders du secteur et d’entrepeneurs et favorisant les opportunités. Ce réseau vise à:

  • Augmenter les possibilités d’apprentissage des deux lauréats;
  • Fournir un espace sûr pour échanger des informations et des connaissances sur la façon dont les TIC peuvent prévenir la violence contre les femmes;
  • Recueillir et analyser des données pour évaluer l’efficacité des TIC sur l’amélioration de la sécurité des femmes;
  • Accroître la sensibilisation dans les médias classique sur la façon dont l’utilisation des TIC s’avère efficace dans la prévention de la violence contre les femmes

Pour plus de renseignements sur le réseau ICTforWomanity, enregistrement, et interviews, cliquez ici.

Programmes

Womanity Award
(Liban, Mexique, Réseau Global ICTforWomanity)

Protection des femmes et des filles du monde entier face à la violence à caractère sexiste.

Photos du Programme

Videos du Programme

Projet

Défi

L’ONU définit la violence envers les femmes comme « tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ». Selon les estimations de l’ONU, une femme sur trois a subi des actes de violence physique ou sexuelle et près de 120 millions de filles ont été contraintes à des actes sexuels. De plus, une étude récente démontre que 76% des femmes de moins de 30 ont signalé un abus ou harcèlement en ligne.
Cette violation répandue des droits humains peut dissuader les femmes et les filles de s’impliquer pleinement dans leur communauté, ce qui inflige un coût humain et économique considérable à l’ensemble de la société. Au Royaume-Uni par exemple, le coût de la violence envers les femmes atteint environ 28.5 milliards d’euros (US 31.8 milliards de dollars).

Approche

Le Prix Womanity pour la prévention de la violence contre les femmes a été mis au point en 2013, après une étude et un programme conçu par Accenture Development Partnerships (ADP) pour la Fondation Womanity. Le premier prix a été présenté en 2014. Il a pour but d’identifier et de soutenir des solutions efficaces s’appuyant sur des éléments tangibles, afin de lutter contre le problème répandu de la violence envers les femmes. Il vise également à éliminer les obstacles que pourraient rencontrent ces organisations. Ce faisant, les projets innovants ayant eu un impact positif dans un endroit spécifique, peuvent être appliqués et répandus dans un nouveau cadre, pour toucher et soutenir davantage de femmes.

Le Prix Womanity est décerné tous les deux ans à deux bénéficiaires travaillant en partenariat avec la Fondation. Celle-ci apporte un soutien technique et financier aux gagnants, favorise les connexions aux services professionnels, prend en charge les visites d’apprentissage, travaille en profondeur sur le suivi et l’évaluation, et fournit une expertise et les ressources nécessaires à la réplication et au renforcement du programme.

Pendant un partenariat de trois ans, Womanity aide un partenaire Innovation ayant démontré l’impact d’un programme à succès dans la réduction de la violence envers les femmes à élargir leur portée, tandis qu’un partenaire Réplication (Scale-up), sélectionné par le partenaire Innovation, adapte, élargit et réplique le programme dans son propre cadre afin d’exercer une influence positive pour les femmes et leurs communautés au niveau local. Le projet entend démontrer le succès d’un nouveau modèle philanthropique exploitant des capacités disséminées, avant de les combiner pour induire un changement durable à grande échelle.

Le Prix Womanity, lancé en 2013, est co-financé par la Fondation Trafigura.

Pour financer ce programme, visitez notre page de don.

Impact (2014)

  • Les bénéficiaires du premier Prix Womanity ont été Promundo (basé au Brésil et aux États-Unis) et Abaad (basé au Liban) en 2014.
  • Promundo, partenaire Innovation du Prix Womanity, a créé le « Programme H» novateur qui s’attaque aux causes de la violence en induisant une transformation positive des normes de genre. Cette initiative prône l’implication égale des hommes dans les responsabilités familiales, tout en déconstruisant les stéréotypes sexistes néfastes au sein des établissements scolaires et du monde du travail.
  • Repliqué dans 25 sites, Le Programme H a obtenu des résultats positifs, notamment une amélioration de la santé sur le plan sexuel et reproductif, une réduction des maladies sexuellement transmissibles et du VIH/SIDA, ainsi qu’une baisse des violences sexospécifiques. Les jeunes sont devenus des participants engagés en tant qu’agents du changement.
  • Abaad, partenaire Réplication du Prix Womanity, se consacre à l’avancement, la participation et l’émancipation des femmes au Liban, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord afin de remplir sa mission principale qui est de dynamiser le développement social et économique.
  • Le Prix soutient Promundo et Abaad dans leur adaptation du « Programme H» et le mettent en application dans cette région du monde.
  • Ayant obtenu l’aval du Président libanais, la campagne a stimulé des débats à l’échelle du pays sur le thème de la violence à caractère sexiste au Liban, encourageant les femmes et les hommes à signaler tout incident à Abaad.

Womanity Award Update - 1ere Edition

Impact (2016)

  •  Les seconds bénéficiaires du Prix Womanity sont l’Association Pour Le Progrès Des Communications (APC) ( un réseau mondiale dont le siège se trouve en Afrique du Sud) et La Sandía Digital, et leur partenaire opérationel Luchadoras (tous deux basés au Mexique).
  • APC, le partenaire Innovation du Prix Womanity, a initié la campagne Take Back the Tech! au Mexique, visant à contrer et faire connaître le problème de la violence en ligne, et la violence perpetrée au travers d’autres outils technologiques, contre les femmes.
  • Depuis sa création en 2006, APC a soutenu les campagnes locales TBTT ! dans plus de 35 pays.
  • Grâce aux pressions de la Safety and Free Speech Coalition – dont TBTT ! est membre- Facebook et Twitter ont modifié certaines de leurs procédures afin de mieux protéger la liberté d’expression des femmes ainsi que leurs droits contre la violence. Dans le cadre d’une coalition d’organisations, la campagneTBTT ! est aussi parvenue à influencer Facebook afin que le réseau social assouplisse sa position sur l’utilisation de la véritable identité de ses utilisateurs. Cette règle était perçue comme un problème majeur pour les femmes qui, fuyants des situations abusives, utilisent de nouvelles identités.
  • Basés au Mexique, La Sandía Digital/Luchadoras, partenaires Réplication du Prix Womanity, sont deux collectifs pluridisciplinaires féministes composés de femmes productrices de médias, avec pour but principal de promouvoir le droit des femmes et la justice sociale ; Luchadoras via son émission en ligne et La Sandía Digital à travers des vidéos et documentaires participatifs.
  • Luchadoras a produit 160 émissions avec plus de 250 femmes venant du Mexique, de Colombie, d’Egypte, du Guatemala, d’Iran, du Nicaragua et de la Palestine. L’émission hebdomadaire compte aujourd’hui une audience de plus de 500 000 personnes par mois.

Update Womanity Award - 2nde Edition

déconstruire les masculinités

Lauréats 2014

Le premier Womanity Award en 2014 a été remis à l’organisation américano-brésilienne Promundo et leurs partenaires libanais Abaad, pour reproduire le travail de Promundo dans l’engagement des hommes et des garçons pour prôner le droit des femmes et des filles (appelé Programme H). Programme H a eu un succès considérable au Brésil et dans plusieurs dizaines de pays.

Abaad est la première organisation à mettre en œuvre cette approche au Moyen-Orient avec l’aide de Promundo et le soutien de la Fondation Womanity.

A propos de Promundo

Promundo est un leader mondial de la promotion de la justice de genre et de la prévention de la violence. Ils engagent les hommes et les garçons aux côtés des femmes et des filles.

« Programme H» (« H » pour hommes, homens, en portugais, et hombres en espagnol) est une méthodologie développée par Promundo et leurs partenaires afin d’entamer des conversations avec des jeunes hommes et leurs communautés sur les normes autour de la virilité.

Le manuel «Programme H» comprend environ 200 activités à réaliser en groupe avec les jeunes hommes (15 à 24 ans) sur le genre, la sexualité, la santé reproductive, la paternité et les soins, la prévention de la violence, la santé émotionnelle, l’usage de drogues, et la prévention contre et la vie avec le sida et le VIH.

Grâce aux techniques du Programme H, Promundo a réduit la violence conjugale auprès de 250.000 jeunes hommes et femmes dans 40 pays, en combinant l’éducation de groupe avec un militantisme mené par des jeunes, afin d’atteindre l’égalité et réduire la violence. Les systèmes scolaires publics au Brésil, Inde, Croatie, Chili, Nicaragua, entre autres, ont officiellement adopté l’approche dans leur curriculum scolaire.

Ce travail de réplication est une première en son genre au Moyen Orient.

A propos d’Abaad

Abaad est une ONG libanaise qui promeut un développement social et économique durable au Moyen Orient par l’égalité, la protection et l’autonomisation des groupes marginalisés, en particulier les femmes.

Abaad mène divers projets simultanément, autour de l’autonomisation des femmes et des filles, la transformation des masculinités (Certains projets, hormis Programme H, sont également mis au point en partenariat avec Promundo).

« Faire participer les jeunes hommes à cette activité à un point dans leur vie où ils sont encore en train de développer leur identité et de comprendre comment interagir avec les autres – en particulier les membres du sexe opposé – permettra d’éviter d’innombrables cas de violence de genre au Liban »

Anthony Keedi, gestionnaire du programme sur les masculinités à Abaad.

Processus de réplication

  • Abaad et Promundo ont entrepris une visite d’apprentissage en Serbie en Octobre 2014, où ils ont bénéficié de l’expertise de réplication réussie par les groupes «Young Men Initiatives » dans les Balkans ainsi que Youth Action Northern Ireland.
  • Inspirée par leur réunion dans les Balkans, l’équipe d’Abaad a procédé à une première traduction du manuel Programme H et un examen approfondi par des experts afin de valider son adaptation culturelle.
  • Le curriculum du « Programme H » pour le Liban a été traduit en arabe. Afin de s’assurer que les changements soient toujours en accord avec la philosophie originale du manuel, Promundo a revu le manuel, suite à un important processus geré par Abaad, d’adaptation culturelle et de vérification du contenu avec des experts du secteur au Liban.
  • Des séances de validations, avec les futurs formateurs ainsi que de jeunes gens, ont eu lieu durant le premier semestre de 2016, dans le but de recueillir le plus de réactions possible des parties prenantes.
  • Les participants viennent du réseau libanais Men Engage
  • En Février 2016, une deuxième visite d’apprentissage a eu lieu avec Promundo et Abaad à Rio, au Brésil, lieu où le programme a été créé. Abaad a beaucoup appris de cet enrichissement mutuel du brassage de projets, et grâce à cela, est en mesure de maximiser ses ressources. Promundo s’est révélé être un mentor exceptionnel pour l’organisation libanaise. L’équipe de Promundo affirme qu’ils ont acquis de nouvelles connaissances et changé leur vision sur les obstacles que présente le sujet de la masculinité au Moyen-Orient.
  • Le lancement du Programme H Liban, a eu lieu le 14 Juillet 2016 à Beyrouth. La version en arabe du curriculum s’appelle Programme RA ( pour « Rajol », « homme » en arabe)
  • La formation des formateurs a débuté en septembre 2016 et fut suivie d’ateliers pour 35 jeunes du Wellspring Learning Community à Beirut
  • Les deux organisations ont travaillé sur la mise en œuvre d’un processus de suivi et d’évaluation solide pour mesurer les changements vécus par les parties prenantes.
  • En 2017, les deux partenaires incluront Programme RA dans une Initiative de Formation Régionale déployée au Moyen-Orient, ayant pour but de certifier des specialistes de la masculinité et futures formateurs.

Pour un internet sans violence contre les femmes

Lauréats 2016

Le deuxième prix, annoncé à Paris au OuiShare Fest, a été remis à la campagne Take Back the Tech! (TBTT!), menée par l’Association Pour Le Progrès Des Communications (APC) (Afrique du Sud) et Luchadoras/La Sandía Digital (Mexique). Cette campagne collaborative, qui aborde le problème très répandu de la violence en ligne contre les femmes, permet aux femmes de répondre de façon proactive à ces abus en ligne, revendiquer l’espace virtuel et influencer de façon créative les lois et les pratiques. Le but ultime est de parvenir à un internet libéré de toute violence.

Le problème

A travers le monde, il est estimé qu’il y a en ligne 200 millions moins de femmes que d’hommes. Cela signifie que les hommes ont d’avantage l’occasion de présenter leur propre perspective en ligne et de ce fait, d’exercer encore plus de pouvoir sur les femmes.

Les femmes sont 27 fois plus susceptibles que les hommes d’être harcelées en ligne.

A quoi ressemble la violence en ligne? :

  • Les femmes reçoivent des messages menaçants ou harcelants à répétition sur les réseaux sociaux, portables, emails, et sites internet:“trolling”, “cyberharcèlement”, “commentaires sexistes violents”, “chantage”, “menaces de viol ou de mort”. De plus, des attaques, contres des femmes journalistes, ont été recensées à travers leurs articles en ligne.
  • Les agresseurs publient aussi des photos intimes de femmes (“Revenge Porn) sur les médias sociaux ou les partagent par le biais d’applis.
  • Le harcèlement continu (“Stalking“). Les technologies peuvent localiser et surveiller les mouvements d’une personne, ce qui peut conduire à la violence physique.)

TBTT ! œuvre pour que plus de femmes soient présentes en ligne et formées à l’usage des nouvelles technologies afin d’amplifier leurs moyens d’expression.

La campagne vise également à mettre en avant les accomplissements des femmes dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) et dans tous les domaines de la vie. TBTT ! se bat également pour la reconnaissance de ces réussites afin qu’ils soient correctement documentés sur des sites comme Wikipedia, par exemple.

Les partenaires gagnants collaboreront pendant trois ans afin d’étendre et reproduire la campagne TBTT ! au Mexique. Ce prix permettra aux partenaires de produire des programmes de télévision par internet dans le but d’accroître la sensibilisation de la campagne chez les jeunes femmes, utiliser des médias en ligne ou traditionnels pour communiquer les outils et les stratégies afin de faire face à la violence en ligne, et, construire un réseau de jeunes militantes féministes et productrices de médias.

“La violence en ligne contre les femmes et les filles est en augmentation“ affirme Lulú V. Barrera, fondatrice de Luchadoras. « Nous voulons briser le stéréotype de la femme soumise, occupant des rôles secondaires dans la société, autour du mariage et de la maternité. Nous voulons émanciper les femmes grâce à la technologie « .

À propos d’APC

L’Association Pour le Progrès des Communications (APC), dont le siège est en Afrique du Sud, a créé la campagne mondiale Take Back the Tech ! en 2006, en vue de regagner le numérique pour les femmes et de faire de l’espace en ligne un endroit plus sûr et plus représentatif, ainsi qu’un lieu où les femmes peuvent se développer et défier les normes qui perpétuent la discrimination et la violence. La campagne est désormais présente dans 35 pays.

À propos de La Sandía Digital

La Sandía Digital travaille avec des femmes en Amérique latine et les aide à produire leurs propres films sur des expériences autour du sexisme. L’un de ces films est Living in Darkness (Vivre dans l’obscurité), qui met en avant l’histoire d’une femme qui essaye désespérément de divorcer de son mari, mais a été criminalisée pour n’avoir pas rempli le rôle traditionnel de la femme autour de la maternité. La Sandía Digital a également créé un programme TV féministe, hebdomadaire, très populaire : Luchadoras, unn projet qui a pour but de devenir une organisation totalement indépendante à la fin du programme du prix Womanity.

À propos de Luchadoras

L’organisation Luchadoras, basée à Mexico City, est dédiée à la promotion des droits des femmes et à la justice sociale par le biais d’une émission de télévision féministe en ligne diffusée chaque semaine à travers RompevientoTV. Pour répliquer Take Back the Tech !, le collectif va construire un solide réseau stratégique de jeunes femmes, les équiper à l’autodéfense numérique, et les former pour créer du contenu qui répondra aux abus et à la violence en ligne.

L’organisation Luchadoras est reconnue par les mouvements pour les droits des femmes comme une alliée importante dans le développement et la visibilité de leurs demandes étant donné la faible attention des médias grand public envers l’activisme social. En Mars 2016, la Commission pour les Droits de l’Homme de Mexico City a décerné à la fondatrice de Luchadoras, Lulú Barrera, une mention honorable dans le Prix Hermila Galindo pour « une utilisation innovante des TIC afin de promouvoir l’égalité des genres  »

Processus de réplication

Afin d’adapter Take Back The Tech! au contexte mexicain, avec des collectifs de jeunes femmes, les Partenaires auront pour principaux objectifs de:

  • Défier les normes
  • Sensibiliser le public
  • Amplifier le pouvoir collectif
  • Renforcer les réponses aux abus en ligne

ICT pour Womanity

« ICT for Womanity Network »

Le programme gagnant sera également en relation avec d’autres initiatives utilisant les TIC (« Technologies d’information et de communication ou « ICT » en anglais) pour prévenir la violence contre les femmes, créant un réseau mondial de leaders du secteur et d’entrepeneurs et favorisant les opportunités. Ce réseau vise à:

  • Augmenter les possibilités d’apprentissage des deux lauréats;
  • Fournir un espace sûr pour échanger des informations et des connaissances sur la façon dont les TIC peuvent prévenir la violence contre les femmes;
  • Recueillir et analyser des données pour évaluer l’efficacité des TIC sur l’amélioration de la sécurité des femmes;
  • Accroître la sensibilisation dans les médias classique sur la façon dont l’utilisation des TIC s’avère efficace dans la prévention de la violence contre les femmes

Pour plus de renseignements sur le réseau ICTforWomanity, enregistrement, et interviews, cliquez ici.

Programmes

WomenChangeMakers
(Brésil et Inde)

Aider les entrepreneurs sociaux à servir de catalyseurs du changement social à grande échelle en faveur des femmes et des filles.

Photos du Programme

Videos du Programme

Projet

« Être Fellow WomenChangeMakers a aidé notre organisation à élargir son réseau de partenaires et à rencontrer des personnes que nous n’aurions pas connues sans ce programme. Le Fellowship nous ouvre beaucoup de portes et nous sommes convaincus qu’avec le temps, son impact sera encore plus fort qu’escompté. » – Alice Freitas, Fellow WCM, Fondatrice et Présidente d’Asta (Brésil)

Défi

D’après le PNUD, les femmes accomplissent 66 % du travail dans le monde et produisent 50 % de la nourriture, mais ne gagnent que 10 % des revenus mondiaux et ne détiennent que 1 % des biens immobiliers[1], tandis qu’au niveau mondial, les femmes occupent seulement 21,4 % des sièges parlementaires[2].

Lorsque les femmes et les hommes possèdent des chances et des droits égaux, la croissance économique et le développement social s’accélèrent, tandis que le taux de pauvreté diminue plus rapidement pour tous. Cependant, la parité demeure un objectif lointain. Dans les pays en voie de développement, les femmes et les filles se heurtent toujours à des obstacles aussi bien sociaux qu’économiques ou politiques, d’une ampleur nettement plus importante que pour les hommes[3]. Ce phénomène s’explique par une discrimination systématique en matière d’éducation, de santé, d’emploi et de contrôle des ressources de production.

De nombreuses réglementations et institutions ne tiennent toujours pas compte des disparités entre les sexes. Possédant une emprise minimale sur les processus décisionnaires, les femmes n’ont que peu d’occasions de susciter un changement.

[1] Banque mondiale, International Finance Corporation (2012), « Removing barriers to economic inclusion », http://wbl.worldbank.org/~/media/FPDKM/WBL/Documents/Reports/2012/Women-Business-and-the-Law-2012.pdf (10/08/2015)

[2] PNUD (2014), « Inforapide : Le PNUD et l’Égalité des Sexes », http://www.undp.org/content/dam/undp/library/corporate/fast-facts/french/FF-Gender-Equality-and-UNDP—FR.pdf (10/08/2015)

[3] ONE (2015), « Poverty is sexist: Why Girls and Women Must be at the heart of the fight to End Extreme Poverty », https://s3.amazonaws.com/one.org/pdfs/poverty_is_sexist_report.pdf (10/08/2015)

Présentation du programme WomenChangeMakers (WCM)

Womanity considère que l’autonomisation des femmes, ainsi que leur soutien pour leur permettre d’améliorer les conditions au sein de leur communauté, entraînent un développement social et économique durable, aussi bien au niveau local que mondial.

Le programme WomenChangeMakers soutient des personnes remarquables dont les projets sont en mesure de générer un progrès pour les femmes.

Le programme vise à identifier, soutenir et mettre en relation des entrepreneurs sociaux de premier ordre s’attaquant aux problèmes qu’éprouvent les femmes pour accéder à l’éducation et à la santé, et bénéficier d’une participation économique et politique égale. WomenChangeMakers crée un écosystème composé de partenariats aidant ses Fellows à accroître, élargir et répliquer leur projet, à décupler les synergies et à renforcer leur impact.

Intervention Model (fr)

Approche

Lancé en 2010, le programme WomenChangeMakers a pour but d’identifier des entrepreneurs sociaux et de les aider à créer des changements sociaux de grande ampleur en contribuant aux avancées pour les femmes et leurs communautés. Le programme a pour but d’épauler les entrepreneurs sociaux afin qu’ils renforcent et intensifient leur action en faveur de l’autonomisation des femmes. Des partenariats stratégiques sont établis avec des professionnels qui renforcent la capacité, la portée et l’impact des Fellows WomenChangeMakers.

Nos Fellows dirigent des projets déjà couronnés de succès et sont prêts à les répliquer et les étendre. Ils sont identifiés dans leur pays par la Fondation Womanity et ses partenaires, puis soigneusement évalués par l’équipe WomenChangeMakers. Les Fellows sélectionnés bénéficient ensuite d’un soutien échelonné sur trois ans. Cette assistance comprend une mise en relation avec des professionnels partageant leur point de vue, doublée d’un accès à diverses ressources, ainsi que des offres de mentorat via le réseau WomenChangeMakers, dont ils deviennent membres à vie.

Continuer à lire ci-dessous, pour en savoir plus sur les modalités du soutien dont bénéficient les Fellows; sur notre processus de sélection; et pour découvrir nos Fellows WomenChangeMakers.

 

Impact

  • Alice Freitas a fait partie des finalistes de l’édition 2013 du trophée d’entrepreneuriat social sous l’égide de Folha de São Paulo et de la Fondation Schwab, et a été sélectionnée comme participante au programme Ashoka Globaliser 2014, ainsi qu’au programme Visionaries organisé par Endeavour. Rachel Schettino, cofondatrice de Rede Asta, a été invitée à participer au premier Forum des femmes pour l’économie et la société au Brésil.
  • Rede Asta a déjà apporté son soutien à 812 artisanes dans 60 groupes de production.
  • Alice Freitas et Rede Asta ont fait l’objet d’un sujet dans Mundo SA, une émission de télévision diffusée sur l’une des plus grandes chaînes du Brésil. Suite à cette émission, le revenu moyen mensuel a triplé.
  • Mulher em Construção a vu l’un de ses projets approuvé par la Brazil Foundation. Son but était d’assurer la formation de 100 femmes dans le secteur du bâtiment à Rio Grande do Sul, après une mise en relation effectuée par Womanity.
  • Rede Nami a formé 1 000 adolescentes à l’utilisation de l’art urbain comme vecteur d’un message social, pour les aider à sensibiliser leurs communautés au thème de l’égalité des sexes par le biais du graffiti.
  • En décembre 2014, en partenariat avec Prêmio Empreendedor Social, la distinction la plus prestigieuse du Brésil dans le secteur de l’entrepreneuriat social, WomenChangeMakers Brésil a eu la joie d’introniser trois Fellows honorifiques dans le programme WomenChangeMakers.
  • En 2014, Educate Girls a lancé le pilote du premier programme de type PbR (Payment by Results ou paiement aux résultats) dans le secteur de l’éducation en Inde. Les mises en relation avec des investisseurs ont été rendues possibles par la Fondation Womanity.
  • Le nombre de bénéficiaires du programme Educate Girls est passé d’environ 567 000 à 1,1 million de personnes, permettant à plus de 80 000 filles de reprendre leur scolarité. Des groupes de plus de 4 500 bénévoles formant la « Team Balika » interviennent en tant qu’agents du changement dans leurs communautés, encourageant l’inscription des filles et la réforme scolaire.
  • Par le biais de son programme Targeting Hardcore Poor, Bandhan Konnagar a fait profiter 5 880 personnes supplémentaires de ses activités depuis le deuxième semestre 2014, portant le nombre total de bénéficiaires à 25 547 familles pauvres et marginalisées.
  • En 2014, Educate Girls a remporté un prestigieux WISE Award (initiative de la Fondation du Qatar) ainsi que le prix Education Impact Award pour 2014 décerné par la Stars Foundations. En 2015, la Skoll Foundation a remis à Safeena Husain l’une de ses récompenses saluant l’entrepreneuriat social.

Lisez notre dernier rapport WomenChangeMakers 2015 en anglais et en portugais.

Pour nous aider à financer ce projet, visitez notre page Faire un Don ou contactez Ryna Sherazi à l’adresse e-mail: ryna@womanity.org.

 

Soutien aux Fellows

Sélection 2012

Alice Freitas

Fondatrice et PDG de Rede Asta, Fellow Ashoka et Leader Avina

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur : moyen d’existence

Modèle : stratégie de commercialisation pour un réseau de vente directe

Travaillant principalement avec des entreprises détenues par des femmes aux revenus modestes, Alice Freitas a créé le premier réseau de vente directe du Brésil à s’attaquer aux questions de l’autonomisation économique et de l’égalité sociale. Les entreprises se trouvant en bas de la pyramide sont souvent handicapées et intimidées par les défis liés à une distribution à grande échelle et à la concurrence dans une économie de marché ouverte. Pour égaliser les chances, Rede Asta s’engage auprès de 600 producteurs marginalisés, dont 93 % de femmes, en proposant un accès au marché, un savoir-faire et des réseaux efficaces. Ce dernier facteur implique la création d’un réseau de revendeurs qualifiés, possédant une connaissance intime de la nature du marché, du profil des producteurs ainsi que de l’historique et de l’impact social du produit. Cette structure crée un axe de communication direct entre producteurs et consommateurs. En outre, 97 % des revendeurs, dont le nombre est compris entre 650 et 700, sont des femmes, tandis que 86 % de l’équipe RedeAsta se compose de femmes. À ses débuts en 2008, les ventes de Rede Asta s’élevaient à 600 BRL par mois, alors que les ventes mensuelles moyennes brutes sont actuellement de 50 000 BRL. Son objectif sur cinq ans est de soutenir 85 coopératives de production, comprenant 1 400 artisans, générant ainsi en moyenne un chiffre d’affaires brut mensuel de 300 000 BRL.

L’objectif de l’organisation consiste à créer une marque dynamisant les schémas de consommation, afin d’accélérer l’inclusion économique des femmes et de répliquer le modèle dans l’ensemble du Brésil et au-delà.

 

Safeena Hussain

Fondatrice et PDG d’Educate Girls

Lieu: district de Pali, Rajasthan, Inde

Secteur : éducation des filles

Modèle : partenariat public-privé

Première Fellow WCM en Inde, Safeena Hussain a fondé Educate Girls afin de créer un modèle durable pour l’éducation des filles dans les écoles publiques en Inde. Les disparités entre les sexes demeurent un obstacle considérable pour l’éducation dans l’ensemble du pays, notamment dans les zones rurales, sachant que plus de 3,7 millions de filles sont actuellement déscolarisées en Inde. Même avec la Loi sur le droit à l’éducation, adoptée par le Gouvernement de l’Inde en 2009, 26 districts dans l’ensemble du pays accusent de graves disparités entre les sexes. Parmi eux, neuf sont situés au Rajasthan, où Safeena a lancé son action en 2008.

En exploitant les ressources communautaires et gouvernementales existantes, ce modèle met en valeur le concept d’appartenance communautaire afin d’améliorer les infrastructures scolaires, d’assurer un plaidoyer en faveur des droits des filles et de faire entendre leur voix. Il fait office de catalyseur d’une réforme durable, évolutive et holistique. Educate Girls se consacre à l’inscription, l’assiduité et l’amélioration des résultats scolaires pour les jeunes filles. La Team Balika, un groupe d’animateurs de la jeunesse basés dans les villages, intervient dans les écoles ainsi que dans les communautés des villages pour renforcer la sensibilisation et faire progresser les taux d’inscription, l’assiduité et les résultats scolaires de toutes les filles.

Le modèle s’appuie sur une orchestration des synergies, selon un système hiérarchique à la fois descendant, impliquant des fonctionnaires gouvernementaux à différents niveaux, et ascendant, avec les villageois et les comités de villages. En marge des partenariats avec le gouvernement, le financement provenant du secteur privé et les alliances stratégiques jouent un rôle capital dans l’expansion et le développement du programme Educate Girls.

Sur une période d’à peine cinq ans, Educate Girls a permis l’inscription de plus 80 000 filles en intervenant auprès de 5 500 établissements.

 

Sélection 2013

Panmela Castro

Fondatrice de Nami Rede Feminista de Arte Urbana

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur d’activité : droits de la femme

Modèle : activisme par le biais de l’art

Panmela Castro est l’une des principales graffeuses du Brésil. Elle a acquis une renommée internationale en raison de son activisme porté par l’art, ainsi que les actions qu’elle entreprend à travers l’ONG qu’elle a fondée en 2010 : Nami Rede Feminista de Arte Urbana (« RedeNami »), collectif féministe réunissant des artistes urbains. La mission de Rede Nami consiste à renforcer l’égalité des sexes par le biais de l’art du graffiti, en se concentrant spécifiquement sur la violence visant les femmes. Rede Nami forme et prépare les artistes et éducateurs artistiques pour s’attaquer aux préjugés ainsi qu’aux discriminations en matière de race, d’appartenance ethnique, de classe sociale, de religion et d’orientation sexuelle. Elle entreprend un éventail d’initiatives, dont des ateliers de formation et d’activités artistiques, la gestion de projets, divers évènements culturels dans le cadre de partenariats civils et publics ainsi que l’organisation de séminaires et de projets artistiques. L’ensemble de ses activités vise à défendre et promouvoir les droits de la femme. Agência Nami Grafitti constitue le versant social de l’entreprise Rede Nami. Il s’appuie sur des professionnels des arts urbains, des experts de la question du genre et des droits de la femme, ainsi que des artistes doués qui dirigent des ateliers de graffiti, créent des muraux à thèmes et animent des séminaires. Par ailleurs, l’agence contribue à assurer la pérennité financière de Rede Nami.

Rede Nami est susceptible d’exercer un impact positif sur des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes dans l’ensemble du Brésil par le biais de ses activités d’art de rue qui renforcent l’émancipation sociale. Elle constitue également une plate-forme permettant d’autonomiser les artistes urbaines sur le plan économique en mettant à leur disposition d’importants espaces favorisant les échanges, le renforcement des capacités professionnelles et les débouchés commerciaux. Cette structure leur permet en outre de faire la publicité de leurs œuvres grâce au réseau de Rede Nami.

Le Fellowship WCM dont bénéficie Panmela permettra d’aider Rede Nami à assurer la stabilité financière de cette organisation grâce à un modèle commercial solide, en tissant un réseau de partenaires pouvant former chaque année au moins 1 400 femmes et hommes à la prévention des actes de violence sexiste dans plusieurs villes brésiliennes.

Grâce au réseau WomenChangeMakers, la Fondation Ford a approuvé le versement de 100 000 USD pour financer un projet intitulé « Afrografiteiras ». Dans le cadre de ce programme, Rede Nami assure la formation et le soutien de 30 jeunes femmes noires, pour qu’elles puissent exprimer et promouvoir l’autonomisation des femmes via l’art du graffiti.

 

Maria Beatriz « Bia » Kern

Fondatrice et directrice de Mulher em Construção

Lieu : Canoas, Rio Grande do Sol, Brésil

Secteur d’activité : moyens d’existence

Modèle : perspectives sexospécifiques dans le développement des aptitudes  

Bia Kern est fondatrice et directrice de Mulher em Construção (MEC). Fondée en 2006 à Canoas, dans l’état du Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil, cette organisation entend dispenser des formations et décerner des certificats aux femmes pour leur permettre de travailler dans le secteur du génie civil, à des fins d’émancipation sociale et économique. L’approche adoptée par MEC implique le renforcement des capacités et le développement professionnel des femmes, ainsi que la facilitation de leur accès aux offres d’emplois dans ce secteur. MEC propose des formations et des ateliers aux femmes issues de milieux modestes ou défavorisés, dans divers secteurs du bâtiment, notamment la maçonnerie, le carrelage, la réalisation d’installations électriques et la plomberie.

MEC est par ailleurs l’une des seules organisations du Brésil à considérer l’approche sexospécifique comme une partie intégrante de la formation des femmes aux rôles dans le génie civil. L’organisation dispense des formations sur le thème de la citoyenneté et dynamise l’entrepreneuriat grâce à des formations techniques et pratiques destinées aux femmes issues de milieux modestes. MEC a ainsi pu tirer parti d’une demande non satisfaite en matière de main-d’œuvre qualifiée, tout en offrant un plaidoyer en faveur des droits de la femme. L’organisation répond déjà à des appels d’offres publiques et peut ainsi démontrer comment les femmes autonomisées sont susceptibles de contribuer à la résilience civique par le biais du développement urbain. Par ailleurs, MEC est en train d’établir la première école professionnelle au Brésil enseignant à des femmes issues de milieux modestes des aptitudes aux métiers du bâtiment pour leur permettre d’accéder à des emplois stables.

Le Fellowship WCM attribué à Bia Kern l’aidera à pérenniser MEC financièrement dans le secteur du bâtiment. Sur une période de trois ans, MEC tient à répliquer son modèle dans l’ensemble du Brésil et former au moins 5 000 femmes par an.

 

Neelam Chibber

Cofondatrice et Directrice générale d’Industree Crafts Private Limited

Lieu : Bengaluru, Karnataka, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : entreprise sociale hybride

Neelam Chhiber a cofondé Industree Crafts Private Limited (ICPL) en tant qu’entreprise sociale à but lucratif, afin d’améliorer l’accès au marché pour les artisans, tout en réinvestissant les bénéfices dans la production et la formation des artisans.

Fondée en 2000, Industree Crafts Foundation, la branche à but non lucratif, collabore avec les producteurs ruraux sur le développement de concepts ainsi que d’initiatives techniques et professionnelles dans le secteur de la fibre naturelle. Au fil du temps, le mandat de la Fondation s’est élargi afin d’inclure d’autres types d’artisanat.

Pour résumer la situation, Industree est une entreprise sociale hybride fonctionnant à deux niveaux : d’une part, elle soutient les moyens d’existence des producteurs ruraux et des travailleurs agricoles dans le secteur de l’artisanat avec fibre naturelle pour l’ensemble de l’Inde, en permettant la fabrication de produits contemporains, notamment des accessoires domestiques. D’autre part, elle établit des liens entre les producteurs en milieu rural et les marchés urbains, grâce aux magasins prestigieux de l’enseigne Mother Earth, répartis dans l’ensemble du pays.

Lors de l’exercice fiscal 2013, l’activité de revente visait un chiffre d’affaires de 300 millions de roupies. Sur plus de 10 000 producteurs travaillant actuellement avec Industree, 90 % sont des femmes. Le Fellowship WCM aidera Neelam à élargir les initiatives de renforcement des capacités de la Fondation en matière de mode de vie durable, notamment pour les artisanes.

La Fondation se consacre au développement des compétences et le renforcement de capacité pour 200 000 artisans sur les cinq prochaines années. Le principal objectif du Fellowship sera donc d’aider la Fondation à créer des systèmes de formation robustes et performants, à développer un modèle de financement durable, à améliorer les liens au sein des réseaux et à renforcer les systèmes de surveillance et d’évaluation, comprenant des outils de mesure afin de cerner l’impact des initiatives sur l’émancipation des femmes.

 

Chandra Shekhar Ghosh

Fondateur et PDG de Bandhan

Lieu : Kolkata, Bengale occidental, Inde

Secteur d’activité : microfinancement

Modèle : microfinance-plus

C.S. Ghosh a fondé Bandhan pour répondre à deux objectifs : soulagement de la pauvreté et émancipation des femmes. Ce modèle est décliné en deux entités : une société financière non bancaire et Bandhan Financial Services Pvt Ltd (BFSPL). Le but de ces entités consiste à garantir la stabilité financière de femmes démunies grâce au microcrédit dans 22 états indiens et un territoire de l’union. L’organisation est déjà intervenue auprès de 4,8 millions de femmes défavorisées. Bandhan Konnagar, la branche à but non lucratif de l’organisation, vise à favoriser un développement systémique plus approfondi en se concentrant sur les femmes très pauvres (ou en état d’extrême pauvreté, telles que des femmes sans ressource ou sans domicile fixe), qui ne peuvent bénéficier de l’aide des institutions de microfinance (IMF). Grâce à son approche de « crédit plus », elle met à leur disposition les mêmes moyens que ceux des femmes bénéficiant de crédit accordé par les IMF et les banques. Bandhan Konnagar soutient efficacement l’avancement financier des femmes grâce à des programmes communautaires axés sur l’éducation, la santé et les moyens d’existence.

Le Fellowship WCM accordé à C. S. Ghosh soutient le plan d’expansion de Bandhan Konnagar sur les trois prochaines années. L’objectif consiste à s’implanter dans dix états abritant deux millions de foyers via cinq programmes de développement communautaire. La vocation principale de ce projet est de consolider la stratégie de communication de l’organisation, d’améliorer ses moyens technologiques, de renforcer les capacités de réseautage et de collecte de fonds, de passer en revue ses systèmes de surveillance et d’évaluation et de faire progresser ses programmes d’autonomisation des femmes.

 

 Sélection 2014 (Fellows honorifiques)

Marianne Costa

Cofondatrice de Raizes Desenvolvimento Sustentàvel

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : entreprise sociale facilitant l’accès des femmes au marché

Trois ans après avoir cofondé un cabinet de conseil touristique, Marianne Costa a créé une entreprise sociale destinée à améliorer la production artisanale et l’accès au marché pour les artisanes et les chefs de famille de la vallée de Jequitinhonha, dans le Minas Gerais. Trois années plus tard, les deux entités ont convergé pour former Raízes Desenvolvimento Sustentável, une entreprise sociale conjuguant d’une part le tourisme responsable et le bénévolat et d’autre part la production artisanale et le développement de moyens d’existence.

 

Raquel da Silva Barros

Fondatrice de Lua Nova

Secteur d’activité : protection

Modèle : réintégration sociale de filles sans domicile fixe

Raquel da Silva Barros of Lua Nova a développé un modèle à succès permettant la réintégration sociale de filles sans domicile fixe, qui sont enceintes ou mères d’enfants en bas âge. Pour ce faire, elle transforme le statut de mère en un tournant positif dans leur vie. Les jeunes femmes sont hébergées dans la communauté de Lua Nova avec leurs enfants et bénéficient de soins, de traitements contre la toxicomanie et d’enseignement des compétences parentales. Le programme propose également des possibilités de formation et d’emploi dans les secteurs de la restauration, du bâtiment, de la couture et de la sérigraphie.

 

Carlos Zuma

Cofondateur d’Instituto Noos

Secteur d’activité : violences conjugales

Modèle : programmes de réinsertion

L’Instituto Noos de Carlos Zuma propose aux individus et aux tribunaux une issue plus constructive dans les affaires de violences conjugales. Zuma, psychologue familial, s’est appuyé sur son expérience pratique pour donner aux juges une option supplémentaire, à savoir celle d’envoyer une personne coupable d’actes de maltraitance (qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme) suivre un programme de rééducation de six mois dont les résultats s’annoncent prometteurs. Carlos crée un cadre dans lequel les familles, les juges et les psychologues peuvent collaborer afin de s’attaquer de manière constructive à la problématique des violences conjugales, qui prend des proportions épidémiques au Brésil.

 

Sélection 2015

Ajaita Shah

Fondatrice de Frontier Markets

Lieu : Jaipur, Rajasthan, Inde

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : formation de femmes en milieu rural

Ajaita Shah a fondé Frontier Markets (FM) en 2011 afin de remédier à la pénurie de services d’électricité et d’éclairage réguliers et fiables dans l’Inde rurale. Pour ce faire, elle propose des produits photovoltaïques de haute qualité, à la fois abordables et fonctionnels. Le caractère novateur de Frontier Market réside dans son modèle de distribution et de service axé sur l’utilisateur. Cette méthode facilite l’accès, tout en permettant de former les femmes locales, qui peuvent ensuite sensibiliser les foyers ruraux aux avantages socio-économiques et sanitaires de produits énergétiques propres, tout en assurant un service après-vente. Accédant au rôle d’entrepreneuses, ces femmes deviennent également partisanes de l’énergie renouvelable. FM travaille étroitement avec les usagers et les compagnies de conception de produits afin d’améliorer ses produits et de mieux combler les besoins des clients. Ajaita a été nominée par Neelam Chibber, elle-même Fellow WCM en Inde, ainsi qu’Audrey Selian de Rianta Capital.

Le Fellowship WomenChangeMakers accordé à Ajaita Shah et son organisation Frontier Markets visera à accélérer sa croissance, notamment en renforçant son efficacité dans le domaine du développement des systèmes et processus, de la gestion des ressources humaines et du développement de capacités, ainsi que de la gestion des données et informations.

 

Bijal Brahmbhatt

Directrice exécutive de Mahila Housing SEWA Trust

Lieu : Ahmedabad, Gujarat, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : hébergement et infrastructure en faveur des pauvres

Bijal Brahmbhatt a été nominée par la Oak Foundation en Inde. Ingénieure civile et experte dans le secteur de l’amélioration des habitats, Bijal a planifié et développé de manière naturelle l’action de Mahila Housing SEWA Trust (MHT), organisme autonome mis en relief par le syndicat SEWA (Self Employed Women’s Association). Sous l’égide de Bijal, MHT a opéré une transition, passant du statut d’ONG consultative à celui d’intervenant et fournisseur d’habitations et d’infrastructure pour les pauvres (énergie, eau, gestion des déchets solides et routes) pour les femmes vivant dans des bidonvilles. Le caractère novateur de l’action menée par Bijal réside également dans sa capacité à obtenir des subventions gouvernementales destinées à la rénovation de bidonvilles et à fournir des services techniques, une planification urbaine et un conseil juridique, puis à décrocher des titres de propriété foncière pour les habitants de bidonvilles.

Le Fellowship WomenChangeMakers décerné à Bijal et son organisation Mahila Housing SEWA Trust renforcera sa croissance et son expansion. Le Fellowship doit permettre à Bijal de constituer le pôle de connaissances qu’elle envisage de créer, afin de partager de manière stratégique des informations sur les logements abordables et la protection de l’environnement. Dans cette optique, il lui faudra obtenir l’adhésion d’un grand nombre de femmes en tant qu’actrices du changement, à partir de leur réseau de bénéficiaires.

 

Nouvelle associée WCM : Ruchira Gupta

Fondatrice et Présidente d’Apne Aap Women Worldwide

Lieu : New Delhi, Inde

Secteur d’activité : éradication du trafic sexuel

Modèle : droits de la femme

Après avoir remporté un Emmy Award pour son film consacré à la traite des femmes, Ruchira Gupta, ancienne journaliste, a été persuadée par les 22 prostituées qu’elle avait filmées de fonder Apne Aap Women Worldwide en 2002. Apne Aap, organisation de terrain œuvrant pour éradiquer le trafic sexuel, une ignoble forme d’esclavagisme moderne, permet aux femmes victimes de la traite, aux filles en situation de risque et aux populations menacées par la prostitution intergénérationnelle d’imposer leur choix pour échapper au carcan de ce trafic. À cette fin, Apne Aap élargit le champ des possibilités pour la population cible grâce à son Programme « Last Girl 10 Assets », qui permet aux femmes de faire valoir leurs droits. Ce projet produit également un effet dissuasif envers la prostitution grâce à des campagnes encourageant des changements sociaux et politiques. Ruchira a été nominée pour l’édition 2015 du WCM par Roseanna Arquette.

Le Fellowship WomenChangeMakers soutiendra la théorisation du processus du programme « Last Girl 10 Assets Programme » d’Apne Aap pour permettre à l’ONG de partager cet outil efficace en vue d’un élargissement à d’autres contextes, éventuellement par des organisations partenaires. Cette méthode renforcera la stratégie de réplication d’Apne Aap à l’échelle du monde.

 

Nouvelle associée WCM : Anke Riedel

Fondatrice de Casa Angela

Lieu : São Paulo, Brésil

Secteur d’activité : soins prénatals et post-natals et santé maternelle

Modèle : naissance humanisée

Anke Riedel, médecin de formation, supervise le centre de Casa Angela à São Paulo (Brésil), fondé en 2009, où toutes les femmes, même les plus démunies, bénéficient de soins et conseils avant, pendant et après l’accouchement. L’approche novatrice adoptée par Casa Angela dans les domaines de l’accouchement humanisé et des soins prodigués à la mère et à l’enfant revêt un caractère exemplaire, aussi bien au Brésil qu’au-delà de ses frontières. En outre, Anke Riedel s’implique activement dans les réseaux locaux et régionaux qui assurent la promotion de l’accouchement humanisé par le biais du dialogue, du partage des expériences et du plaidoyer pour des réglementations et pratiques appropriées.

Grâce à l’appui du programme WCM, Anke Riedel entend renforcer le modèle commercial de Casa Angela et répliquer sa méthodologie dans les secteurs de la santé publique et privée afin d’augmenter son étendue et son impact. Elle veut ainsi permettre à une large frange de la population brésilienne, sans distinction de classe socio-économique, de bénéficier du concept de naissance humanisée, tout en améliorant de manière notable le bilan sanitaire.

http://www.casaangela.org.br/

 

Nouvelle associée WCM : Lilian do Prado

Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social 

Lieu : États du Pernambuco et du Ceará, Brésil

Secteur d’activité : entrepreneuriat des femmes

Modèle : soutien aux entreprises et conseil financier

Lilian do Prado – Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social (basée dans les états brésiliens du Pernambuco et du Ceará) – Lilian do Prado a cofondé Acreditar – Capital Humano e Transformação Social à l’âge de 20 ans. Titulaire d’une licence de gestion commerciale, elle supervise l’activité d’Acreditar dans les petites villes et les régions rurales des états brésiliens du Pernambuco et du Ceará. L’organisation soutient l’incubation d’entreprises, en proposant une formation financière, des conseils techniques et un microcrédit de production aux jeunes et aux femmes souhaitant créer leur entreprise. Par le biais d’Acreditar, elle a pu établir une culture encourageant l’entrepreneuriat de la jeunesse et des femmes dans un contexte socio-économique qui étouffe souvent la créativité, l’innovation et l’émancipation des femmes. Ses accomplissements lui ont valu des distinctions décernées par des organisations nationales et internationales, telles que la Brazil Foundation, Ashoka, McKinsey et Prêmio Claudia.

Grâce au Fellowship WCM, Lilian vise à renforcer la focalisation sur l’entrepreneuriat féminin et à élaborer des programmes et fonds de capital-risque spécifiques destinés aux femmes.

http://acreditar.org.br/novo-site/

Sélection

Dans chaque pays d’intervention, des personnes chargées des nominations sélectionnent des Fellows potentiels qui souhaitent élargir et/ou répliquer leur projet, puis les mettent en relation avec nous (les entrepreneurs sociaux ne présentent pas leur candidature directement pour devenir Fellow WomenChangeMakers). Les candidats sont alors évalués et mesurés selon des critères méticuleusement établis, lors d’une phase d’entretiens et de tests visant à garantir que les entrepreneurs sociaux sélectionnés et leurs projets sont conformes à notre mission.

Nous invitons les organisations non gouvernementales intervenant dans le secteur de l’autonomisation des femmes et souhaitant en savoir plus sur le processus de nomination des Fellows à nous contacter.

Nos critères de sélection

Autonomisation et progrès des femmes : les candidats doivent diriger un projet ayant fait ses preuves en faveur de l’autonomisation des femmes, afin de créer un environnement habilitant et/ou de faire voler en éclats les obstacles à l’émancipation des femmes. Ils doivent intervenir dans l’un des domaines suivants :

  • Accès à l’éducation et la formation ;
  • Accès à des services de soin ou amélioration des services de santé pour les femmes ;
  • Promotion du leadership social et politique des femmes ;
  • Protection de la dignité et l’intégrité des femmes et prévention des actes de violence, qu’ils soient de nature sexuelle ou d’une autre forme de violence ciblée ;
  • Accès à l’indépendance et l’émancipation économique.

Point d’inflexion : les candidats doivent se trouver à un point d’inflexion. Il est important que le succès et l’efficacité de leur programme soient établis et que les candidats aient déjà été contactés par une autre organisation ou inclus dans une organisation tierce. Ils doivent avoir atteint un niveau nécessitant un élargissement ou une réplication à des fins de croissance. Les Fellows sélectionnés auront été récompensés par des institutions faisant figure de pilier dans le secteur de l’entrepreneuriat social, telles qu’Ashoka, la Fondation Schwab, la Skoll Foundation et Avina.

Changement systémique : les idées du projet doivent être structurées selon un modèle systématique et traiter les causes des problèmes visés, plutôt que leurs symptômes. Elles doivent produire un impact fort, démontré par le nombre de femmes dont la vie est changée de manière durable, ainsi qu’un impact sur la loi au niveau local, national ou international. Dans le même temps, il faut qu’elles aient établi leur capacité à produire un impact sur les esprits et les activités sociales des communautés concernées.

Impact social : les idées du projet doivent pouvoir générer un impact social considérable et transformer la vie de nombreuses personnes. Lors de la phase de sélection, le projet doit avoir déjà prouvé son impact social ainsi que son potentiel de croissance.

Durabilité et évolutivité : les idées du projet doivent inclure une feuille de route cruciale vers l’élargissement, comprenant des stratégies d’élaboration de modèles économiques durables à long terme.

Indépendance : l’organisation doit être indépendante de tout contrôle religieux et gouvernemental.

Impératifs de sélection

Qualités entrepreneuriales : nous recherchons des candidats dont les qualités d’entrepreneur sont établies, possédant une perspective et une détermination nécessaires pour atteindre leur but par tous les moyens.

Créativité : les entrepreneurs sociaux doivent posséder une capacité à s’adapter aux fluctuations de leur environnement et à trouver des solutions créatives pour atteindre leur objectif malgré les obstacles.

Qualités de leader : le programme identifie des personnes faisant figure de modèle pour les communautés. Les entrepreneurs sociaux doivent donner aux membres de leur réseau les moyens de faire naître des changements.

Valeurs personnelles : ces valeurs seront mesurées à l’aune de la profondeur et de la constance de l’engagement envers l’égalité des droits et des chances pour les hommes et les femmes.

Fibre éthique et intégrité : ces valeurs seront vérifiées par le biais d’une diligence raisonnable et d’une évaluation des antécédents de l’entrepreneur.

Soutien aux Fellows

Le programme WomenChangeMakers propose une gamme complète d’outils aux Fellows entrepreneurs sociaux pour les accompagner dans leur croissance. Selon leurs besoins spécifiques, nous leur fournissons un soutien et des outils de croissance.

  1. Conseil et formation avec partenaires : nous permettons aux Fellows d’accéder à des professionnels susceptibles de les aider à résoudre des problèmes clés, afin de réussir l’élargissement et/ou la réplication de leur projet. Ce service de conseil et de formation est assuré par nos partenaires spécialisés dans les domaines suivants :
  • Gestion commerciale
  • Ressources humaines
  • Réseautage
  • Questions juridiques
  • Relations publiques, marketing et communication
  • Suivi et évaluation.
  1. Réseau d’assistance professionnel WomenChangeMakers : notre réseau d’assistance se compose d’une communauté de membres du monde des affaires, d’entrepreneurs, de cadres supérieurs, de banquiers d’investissement, d’investisseurs en capital-risque et de consultants qui partagent nos valeurs et acceptent de collaborer avec nos Fellows, en consacrant du temps et des ressources au soutien de leur action.
  1. Réseau d’entrepreneurs sociaux : nous proposons tous les avantages de l’appartenance à un réseau d’entrepreneurs sociaux qui échangent notamment les meilleures pratiques, leur expérience et des informations sur le marché. Ces interactions se déroulent lors de réunions ou via une plate-forme virtuelle réservée à cette communauté.
  1. Soutien financier : nous assurons le soutien financier de nos Fellows, principalement sous forme de traitement (salaire) versé à l’entrepreneur social ou une personne clé pilotant la transition. L’objectif est de permettre à l’entrepreneur social et son équipe de faire franchir un palier de croissance au projet.

 

Partenaires

Accenture, Ashoka, Avina, EgonZehnder, Fondation Ford, Burson-Marsteller, Lex Mundi Pro Bono, Thomson Reuters Foundation/TrustLaw, ONU Femmes, Vital Voices, Synergos, LGT Venture Philanthropy, Ogilvy, Newdea, ZIGLA, Chanel Foundation, Paula Cardenau de Njembre, PEOCIT Technologies, Fondation Trafigura, Philip Morris International.

Programmes

WomenChangeMakers
(Brésil et Inde)

Aider les entrepreneurs sociaux à servir de catalyseurs du changement social à grande échelle en faveur des femmes et des filles.

Photos du Programme

Videos du Programme

Projet

« Être Fellow WomenChangeMakers a aidé notre organisation à élargir son réseau de partenaires et à rencontrer des personnes que nous n’aurions pas connues sans ce programme. Le Fellowship nous ouvre beaucoup de portes et nous sommes convaincus qu’avec le temps, son impact sera encore plus fort qu’escompté. » – Alice Freitas, Fellow WCM, Fondatrice et Présidente d’Asta (Brésil)

Défi

D’après le PNUD, les femmes accomplissent 66 % du travail dans le monde et produisent 50 % de la nourriture, mais ne gagnent que 10 % des revenus mondiaux et ne détiennent que 1 % des biens immobiliers[1], tandis qu’au niveau mondial, les femmes occupent seulement 21,4 % des sièges parlementaires[2].

Lorsque les femmes et les hommes possèdent des chances et des droits égaux, la croissance économique et le développement social s’accélèrent, tandis que le taux de pauvreté diminue plus rapidement pour tous. Cependant, la parité demeure un objectif lointain. Dans les pays en voie de développement, les femmes et les filles se heurtent toujours à des obstacles aussi bien sociaux qu’économiques ou politiques, d’une ampleur nettement plus importante que pour les hommes[3]. Ce phénomène s’explique par une discrimination systématique en matière d’éducation, de santé, d’emploi et de contrôle des ressources de production.

De nombreuses réglementations et institutions ne tiennent toujours pas compte des disparités entre les sexes. Possédant une emprise minimale sur les processus décisionnaires, les femmes n’ont que peu d’occasions de susciter un changement.

[1] Banque mondiale, International Finance Corporation (2012), « Removing barriers to economic inclusion », http://wbl.worldbank.org/~/media/FPDKM/WBL/Documents/Reports/2012/Women-Business-and-the-Law-2012.pdf (10/08/2015)

[2] PNUD (2014), « Inforapide : Le PNUD et l’Égalité des Sexes », http://www.undp.org/content/dam/undp/library/corporate/fast-facts/french/FF-Gender-Equality-and-UNDP—FR.pdf (10/08/2015)

[3] ONE (2015), « Poverty is sexist: Why Girls and Women Must be at the heart of the fight to End Extreme Poverty », https://s3.amazonaws.com/one.org/pdfs/poverty_is_sexist_report.pdf (10/08/2015)

Présentation du programme WomenChangeMakers (WCM)

Womanity considère que l’autonomisation des femmes, ainsi que leur soutien pour leur permettre d’améliorer les conditions au sein de leur communauté, entraînent un développement social et économique durable, aussi bien au niveau local que mondial.

Le programme WomenChangeMakers soutient des personnes remarquables dont les projets sont en mesure de générer un progrès pour les femmes.

Le programme vise à identifier, soutenir et mettre en relation des entrepreneurs sociaux de premier ordre s’attaquant aux problèmes qu’éprouvent les femmes pour accéder à l’éducation et à la santé, et bénéficier d’une participation économique et politique égale. WomenChangeMakers crée un écosystème composé de partenariats aidant ses Fellows à accroître, élargir et répliquer leur projet, à décupler les synergies et à renforcer leur impact.

Intervention Model (fr)

Approche

Lancé en 2010, le programme WomenChangeMakers a pour but d’identifier des entrepreneurs sociaux et de les aider à créer des changements sociaux de grande ampleur en contribuant aux avancées pour les femmes et leurs communautés. Le programme a pour but d’épauler les entrepreneurs sociaux afin qu’ils renforcent et intensifient leur action en faveur de l’autonomisation des femmes. Des partenariats stratégiques sont établis avec des professionnels qui renforcent la capacité, la portée et l’impact des Fellows WomenChangeMakers.

Nos Fellows dirigent des projets déjà couronnés de succès et sont prêts à les répliquer et les étendre. Ils sont identifiés dans leur pays par la Fondation Womanity et ses partenaires, puis soigneusement évalués par l’équipe WomenChangeMakers. Les Fellows sélectionnés bénéficient ensuite d’un soutien échelonné sur trois ans. Cette assistance comprend une mise en relation avec des professionnels partageant leur point de vue, doublée d’un accès à diverses ressources, ainsi que des offres de mentorat via le réseau WomenChangeMakers, dont ils deviennent membres à vie.

Continuer à lire ci-dessous, pour en savoir plus sur les modalités du soutien dont bénéficient les Fellows; sur notre processus de sélection; et pour découvrir nos Fellows WomenChangeMakers.

 

Impact

  • Alice Freitas a fait partie des finalistes de l’édition 2013 du trophée d’entrepreneuriat social sous l’égide de Folha de São Paulo et de la Fondation Schwab, et a été sélectionnée comme participante au programme Ashoka Globaliser 2014, ainsi qu’au programme Visionaries organisé par Endeavour. Rachel Schettino, cofondatrice de Rede Asta, a été invitée à participer au premier Forum des femmes pour l’économie et la société au Brésil.
  • Rede Asta a déjà apporté son soutien à 812 artisanes dans 60 groupes de production.
  • Alice Freitas et Rede Asta ont fait l’objet d’un sujet dans Mundo SA, une émission de télévision diffusée sur l’une des plus grandes chaînes du Brésil. Suite à cette émission, le revenu moyen mensuel a triplé.
  • Mulher em Construção a vu l’un de ses projets approuvé par la Brazil Foundation. Son but était d’assurer la formation de 100 femmes dans le secteur du bâtiment à Rio Grande do Sul, après une mise en relation effectuée par Womanity.
  • Rede Nami a formé 1 000 adolescentes à l’utilisation de l’art urbain comme vecteur d’un message social, pour les aider à sensibiliser leurs communautés au thème de l’égalité des sexes par le biais du graffiti.
  • En décembre 2014, en partenariat avec Prêmio Empreendedor Social, la distinction la plus prestigieuse du Brésil dans le secteur de l’entrepreneuriat social, WomenChangeMakers Brésil a eu la joie d’introniser trois Fellows honorifiques dans le programme WomenChangeMakers.
  • En 2014, Educate Girls a lancé le pilote du premier programme de type PbR (Payment by Results ou paiement aux résultats) dans le secteur de l’éducation en Inde. Les mises en relation avec des investisseurs ont été rendues possibles par la Fondation Womanity.
  • Le nombre de bénéficiaires du programme Educate Girls est passé d’environ 567 000 à 1,1 million de personnes, permettant à plus de 80 000 filles de reprendre leur scolarité. Des groupes de plus de 4 500 bénévoles formant la « Team Balika » interviennent en tant qu’agents du changement dans leurs communautés, encourageant l’inscription des filles et la réforme scolaire.
  • Par le biais de son programme Targeting Hardcore Poor, Bandhan Konnagar a fait profiter 5 880 personnes supplémentaires de ses activités depuis le deuxième semestre 2014, portant le nombre total de bénéficiaires à 25 547 familles pauvres et marginalisées.
  • En 2014, Educate Girls a remporté un prestigieux WISE Award (initiative de la Fondation du Qatar) ainsi que le prix Education Impact Award pour 2014 décerné par la Stars Foundations. En 2015, la Skoll Foundation a remis à Safeena Husain l’une de ses récompenses saluant l’entrepreneuriat social.

Lisez notre dernier rapport WomenChangeMakers 2015 en anglais et en portugais.

Pour nous aider à financer ce projet, visitez notre page Faire un Don ou contactez Ryna Sherazi à l’adresse e-mail: ryna@womanity.org.

 

Soutien aux Fellows

Sélection 2012

Alice Freitas

Fondatrice et PDG de Rede Asta, Fellow Ashoka et Leader Avina

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur : moyen d’existence

Modèle : stratégie de commercialisation pour un réseau de vente directe

Travaillant principalement avec des entreprises détenues par des femmes aux revenus modestes, Alice Freitas a créé le premier réseau de vente directe du Brésil à s’attaquer aux questions de l’autonomisation économique et de l’égalité sociale. Les entreprises se trouvant en bas de la pyramide sont souvent handicapées et intimidées par les défis liés à une distribution à grande échelle et à la concurrence dans une économie de marché ouverte. Pour égaliser les chances, Rede Asta s’engage auprès de 600 producteurs marginalisés, dont 93 % de femmes, en proposant un accès au marché, un savoir-faire et des réseaux efficaces. Ce dernier facteur implique la création d’un réseau de revendeurs qualifiés, possédant une connaissance intime de la nature du marché, du profil des producteurs ainsi que de l’historique et de l’impact social du produit. Cette structure crée un axe de communication direct entre producteurs et consommateurs. En outre, 97 % des revendeurs, dont le nombre est compris entre 650 et 700, sont des femmes, tandis que 86 % de l’équipe RedeAsta se compose de femmes. À ses débuts en 2008, les ventes de Rede Asta s’élevaient à 600 BRL par mois, alors que les ventes mensuelles moyennes brutes sont actuellement de 50 000 BRL. Son objectif sur cinq ans est de soutenir 85 coopératives de production, comprenant 1 400 artisans, générant ainsi en moyenne un chiffre d’affaires brut mensuel de 300 000 BRL.

L’objectif de l’organisation consiste à créer une marque dynamisant les schémas de consommation, afin d’accélérer l’inclusion économique des femmes et de répliquer le modèle dans l’ensemble du Brésil et au-delà.

 

Safeena Hussain

Fondatrice et PDG d’Educate Girls

Lieu: district de Pali, Rajasthan, Inde

Secteur : éducation des filles

Modèle : partenariat public-privé

Première Fellow WCM en Inde, Safeena Hussain a fondé Educate Girls afin de créer un modèle durable pour l’éducation des filles dans les écoles publiques en Inde. Les disparités entre les sexes demeurent un obstacle considérable pour l’éducation dans l’ensemble du pays, notamment dans les zones rurales, sachant que plus de 3,7 millions de filles sont actuellement déscolarisées en Inde. Même avec la Loi sur le droit à l’éducation, adoptée par le Gouvernement de l’Inde en 2009, 26 districts dans l’ensemble du pays accusent de graves disparités entre les sexes. Parmi eux, neuf sont situés au Rajasthan, où Safeena a lancé son action en 2008.

En exploitant les ressources communautaires et gouvernementales existantes, ce modèle met en valeur le concept d’appartenance communautaire afin d’améliorer les infrastructures scolaires, d’assurer un plaidoyer en faveur des droits des filles et de faire entendre leur voix. Il fait office de catalyseur d’une réforme durable, évolutive et holistique. Educate Girls se consacre à l’inscription, l’assiduité et l’amélioration des résultats scolaires pour les jeunes filles. La Team Balika, un groupe d’animateurs de la jeunesse basés dans les villages, intervient dans les écoles ainsi que dans les communautés des villages pour renforcer la sensibilisation et faire progresser les taux d’inscription, l’assiduité et les résultats scolaires de toutes les filles.

Le modèle s’appuie sur une orchestration des synergies, selon un système hiérarchique à la fois descendant, impliquant des fonctionnaires gouvernementaux à différents niveaux, et ascendant, avec les villageois et les comités de villages. En marge des partenariats avec le gouvernement, le financement provenant du secteur privé et les alliances stratégiques jouent un rôle capital dans l’expansion et le développement du programme Educate Girls.

Sur une période d’à peine cinq ans, Educate Girls a permis l’inscription de plus 80 000 filles en intervenant auprès de 5 500 établissements.

 

Sélection 2013

Panmela Castro

Fondatrice de Nami Rede Feminista de Arte Urbana

Lieu : Rio de Janeiro, Brésil

Secteur d’activité : droits de la femme

Modèle : activisme par le biais de l’art

Panmela Castro est l’une des principales graffeuses du Brésil. Elle a acquis une renommée internationale en raison de son activisme porté par l’art, ainsi que les actions qu’elle entreprend à travers l’ONG qu’elle a fondée en 2010 : Nami Rede Feminista de Arte Urbana (« RedeNami »), collectif féministe réunissant des artistes urbains. La mission de Rede Nami consiste à renforcer l’égalité des sexes par le biais de l’art du graffiti, en se concentrant spécifiquement sur la violence visant les femmes. Rede Nami forme et prépare les artistes et éducateurs artistiques pour s’attaquer aux préjugés ainsi qu’aux discriminations en matière de race, d’appartenance ethnique, de classe sociale, de religion et d’orientation sexuelle. Elle entreprend un éventail d’initiatives, dont des ateliers de formation et d’activités artistiques, la gestion de projets, divers évènements culturels dans le cadre de partenariats civils et publics ainsi que l’organisation de séminaires et de projets artistiques. L’ensemble de ses activités vise à défendre et promouvoir les droits de la femme. Agência Nami Grafitti constitue le versant social de l’entreprise Rede Nami. Il s’appuie sur des professionnels des arts urbains, des experts de la question du genre et des droits de la femme, ainsi que des artistes doués qui dirigent des ateliers de graffiti, créent des muraux à thèmes et animent des séminaires. Par ailleurs, l’agence contribue à assurer la pérennité financière de Rede Nami.

Rede Nami est susceptible d’exercer un impact positif sur des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes dans l’ensemble du Brésil par le biais de ses activités d’art de rue qui renforcent l’émancipation sociale. Elle constitue également une plate-forme permettant d’autonomiser les artistes urbaines sur le plan économique en mettant à leur disposition d’importants espaces favorisant les échanges, le renforcement des capacités professionnelles et les débouchés commerciaux. Cette structure leur permet en outre de faire la publicité de leurs œuvres grâce au réseau de Rede Nami.

Le Fellowship WCM dont bénéficie Panmela permettra d’aider Rede Nami à assurer la stabilité financière de cette organisation grâce à un modèle commercial solide, en tissant un réseau de partenaires pouvant former chaque année au moins 1 400 femmes et hommes à la prévention des actes de violence sexiste dans plusieurs villes brésiliennes.

Grâce au réseau WomenChangeMakers, la Fondation Ford a approuvé le versement de 100 000 USD pour financer un projet intitulé « Afrografiteiras ». Dans le cadre de ce programme, Rede Nami assure la formation et le soutien de 30 jeunes femmes noires, pour qu’elles puissent exprimer et promouvoir l’autonomisation des femmes via l’art du graffiti.

 

Maria Beatriz « Bia » Kern

Fondatrice et directrice de Mulher em Construção

Lieu : Canoas, Rio Grande do Sol, Brésil

Secteur d’activité : moyens d’existence

Modèle : perspectives sexospécifiques dans le développement des aptitudes  

Bia Kern est fondatrice et directrice de Mulher em Construção (MEC). Fondée en 2006 à Canoas, dans l’état du Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil, cette organisation entend dispenser des formations et décerner des certificats aux femmes pour leur permettre de travailler dans le secteur du génie civil, à des fins d’émancipation sociale et économique. L’approche adoptée par MEC implique le renforcement des capacités et le développement professionnel des femmes, ainsi que la facilitation de leur accès aux offres d’emplois dans ce secteur. MEC propose des formations et des ateliers aux femmes issues de milieux modestes ou défavorisés, dans divers secteurs du bâtiment, notamment la maçonnerie, le carrelage, la réalisation d’installations électriques et la plomberie.

MEC est par ailleurs l’une des seules organisations du Brésil à considérer l’approche sexospécifique comme une partie intégrante de la formation des femmes aux rôles dans le génie civil. L’organisation dispense des formations sur le thème de la citoyenneté et dynamise l’entrepreneuriat grâce à des formations techniques et pratiques destinées aux femmes issues de milieux modestes. MEC a ainsi pu tirer parti d’une demande non satisfaite en matière de main-d’œuvre qualifiée, tout en offrant un plaidoyer en faveur des droits de la femme. L’organisation répond déjà à des appels d’offres publiques et peut ainsi démontrer comment les femmes autonomisées sont susceptibles de contribuer à la résilience civique par le biais du développement urbain. Par ailleurs, MEC est en train d’établir la première école professionnelle au Brésil enseignant à des femmes issues de milieux modestes des aptitudes aux métiers du bâtiment pour leur permettre d’accéder à des emplois stables.

Le Fellowship WCM attribué à Bia Kern l’aidera à pérenniser MEC financièrement dans le secteur du bâtiment. Sur une période de trois ans, MEC tient à répliquer son modèle dans l’ensemble du Brésil et former au moins 5 000 femmes par an.

 

Neelam Chibber

Cofondatrice et Directrice générale d’Industree Crafts Private Limited

Lieu : Bengaluru, Karnataka, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : entreprise sociale hybride

Neelam Chhiber a cofondé Industree Crafts Private Limited (ICPL) en tant qu’entreprise sociale à but lucratif, afin d’améliorer l’accès au marché pour les artisans, tout en réinvestissant les bénéfices dans la production et la formation des artisans.

Fondée en 2000, Industree Crafts Foundation, la branche à but non lucratif, collabore avec les producteurs ruraux sur le développement de concepts ainsi que d’initiatives techniques et professionnelles dans le secteur de la fibre naturelle. Au fil du temps, le mandat de la Fondation s’est élargi afin d’inclure d’autres types d’artisanat.

Pour résumer la situation, Industree est une entreprise sociale hybride fonctionnant à deux niveaux : d’une part, elle soutient les moyens d’existence des producteurs ruraux et des travailleurs agricoles dans le secteur de l’artisanat avec fibre naturelle pour l’ensemble de l’Inde, en permettant la fabrication de produits contemporains, notamment des accessoires domestiques. D’autre part, elle établit des liens entre les producteurs en milieu rural et les marchés urbains, grâce aux magasins prestigieux de l’enseigne Mother Earth, répartis dans l’ensemble du pays.

Lors de l’exercice fiscal 2013, l’activité de revente visait un chiffre d’affaires de 300 millions de roupies. Sur plus de 10 000 producteurs travaillant actuellement avec Industree, 90 % sont des femmes. Le Fellowship WCM aidera Neelam à élargir les initiatives de renforcement des capacités de la Fondation en matière de mode de vie durable, notamment pour les artisanes.

La Fondation se consacre au développement des compétences et le renforcement de capacité pour 200 000 artisans sur les cinq prochaines années. Le principal objectif du Fellowship sera donc d’aider la Fondation à créer des systèmes de formation robustes et performants, à développer un modèle de financement durable, à améliorer les liens au sein des réseaux et à renforcer les systèmes de surveillance et d’évaluation, comprenant des outils de mesure afin de cerner l’impact des initiatives sur l’émancipation des femmes.

 

Chandra Shekhar Ghosh

Fondateur et PDG de Bandhan

Lieu : Kolkata, Bengale occidental, Inde

Secteur d’activité : microfinancement

Modèle : microfinance-plus

C.S. Ghosh a fondé Bandhan pour répondre à deux objectifs : soulagement de la pauvreté et émancipation des femmes. Ce modèle est décliné en deux entités : une société financière non bancaire et Bandhan Financial Services Pvt Ltd (BFSPL). Le but de ces entités consiste à garantir la stabilité financière de femmes démunies grâce au microcrédit dans 22 états indiens et un territoire de l’union. L’organisation est déjà intervenue auprès de 4,8 millions de femmes défavorisées. Bandhan Konnagar, la branche à but non lucratif de l’organisation, vise à favoriser un développement systémique plus approfondi en se concentrant sur les femmes très pauvres (ou en état d’extrême pauvreté, telles que des femmes sans ressource ou sans domicile fixe), qui ne peuvent bénéficier de l’aide des institutions de microfinance (IMF). Grâce à son approche de « crédit plus », elle met à leur disposition les mêmes moyens que ceux des femmes bénéficiant de crédit accordé par les IMF et les banques. Bandhan Konnagar soutient efficacement l’avancement financier des femmes grâce à des programmes communautaires axés sur l’éducation, la santé et les moyens d’existence.

Le Fellowship WCM accordé à C. S. Ghosh soutient le plan d’expansion de Bandhan Konnagar sur les trois prochaines années. L’objectif consiste à s’implanter dans dix états abritant deux millions de foyers via cinq programmes de développement communautaire. La vocation principale de ce projet est de consolider la stratégie de communication de l’organisation, d’améliorer ses moyens technologiques, de renforcer les capacités de réseautage et de collecte de fonds, de passer en revue ses systèmes de surveillance et d’évaluation et de faire progresser ses programmes d’autonomisation des femmes.

 

 Sélection 2014 (Fellows honorifiques)

Marianne Costa

Cofondatrice de Raizes Desenvolvimento Sustentàvel

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : entreprise sociale facilitant l’accès des femmes au marché

Trois ans après avoir cofondé un cabinet de conseil touristique, Marianne Costa a créé une entreprise sociale destinée à améliorer la production artisanale et l’accès au marché pour les artisanes et les chefs de famille de la vallée de Jequitinhonha, dans le Minas Gerais. Trois années plus tard, les deux entités ont convergé pour former Raízes Desenvolvimento Sustentável, une entreprise sociale conjuguant d’une part le tourisme responsable et le bénévolat et d’autre part la production artisanale et le développement de moyens d’existence.

 

Raquel da Silva Barros

Fondatrice de Lua Nova

Secteur d’activité : protection

Modèle : réintégration sociale de filles sans domicile fixe

Raquel da Silva Barros of Lua Nova a développé un modèle à succès permettant la réintégration sociale de filles sans domicile fixe, qui sont enceintes ou mères d’enfants en bas âge. Pour ce faire, elle transforme le statut de mère en un tournant positif dans leur vie. Les jeunes femmes sont hébergées dans la communauté de Lua Nova avec leurs enfants et bénéficient de soins, de traitements contre la toxicomanie et d’enseignement des compétences parentales. Le programme propose également des possibilités de formation et d’emploi dans les secteurs de la restauration, du bâtiment, de la couture et de la sérigraphie.

 

Carlos Zuma

Cofondateur d’Instituto Noos

Secteur d’activité : violences conjugales

Modèle : programmes de réinsertion

L’Instituto Noos de Carlos Zuma propose aux individus et aux tribunaux une issue plus constructive dans les affaires de violences conjugales. Zuma, psychologue familial, s’est appuyé sur son expérience pratique pour donner aux juges une option supplémentaire, à savoir celle d’envoyer une personne coupable d’actes de maltraitance (qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme) suivre un programme de rééducation de six mois dont les résultats s’annoncent prometteurs. Carlos crée un cadre dans lequel les familles, les juges et les psychologues peuvent collaborer afin de s’attaquer de manière constructive à la problématique des violences conjugales, qui prend des proportions épidémiques au Brésil.

 

Sélection 2015

Ajaita Shah

Fondatrice de Frontier Markets

Lieu : Jaipur, Rajasthan, Inde

Secteur d’activité : autonomisation économique

Modèle : formation de femmes en milieu rural

Ajaita Shah a fondé Frontier Markets (FM) en 2011 afin de remédier à la pénurie de services d’électricité et d’éclairage réguliers et fiables dans l’Inde rurale. Pour ce faire, elle propose des produits photovoltaïques de haute qualité, à la fois abordables et fonctionnels. Le caractère novateur de Frontier Market réside dans son modèle de distribution et de service axé sur l’utilisateur. Cette méthode facilite l’accès, tout en permettant de former les femmes locales, qui peuvent ensuite sensibiliser les foyers ruraux aux avantages socio-économiques et sanitaires de produits énergétiques propres, tout en assurant un service après-vente. Accédant au rôle d’entrepreneuses, ces femmes deviennent également partisanes de l’énergie renouvelable. FM travaille étroitement avec les usagers et les compagnies de conception de produits afin d’améliorer ses produits et de mieux combler les besoins des clients. Ajaita a été nominée par Neelam Chibber, elle-même Fellow WCM en Inde, ainsi qu’Audrey Selian de Rianta Capital.

Le Fellowship WomenChangeMakers accordé à Ajaita Shah et son organisation Frontier Markets visera à accélérer sa croissance, notamment en renforçant son efficacité dans le domaine du développement des systèmes et processus, de la gestion des ressources humaines et du développement de capacités, ainsi que de la gestion des données et informations.

 

Bijal Brahmbhatt

Directrice exécutive de Mahila Housing SEWA Trust

Lieu : Ahmedabad, Gujarat, Inde

Secteur d’activité : moyens d’existence en milieu rural

Modèle : hébergement et infrastructure en faveur des pauvres

Bijal Brahmbhatt a été nominée par la Oak Foundation en Inde. Ingénieure civile et experte dans le secteur de l’amélioration des habitats, Bijal a planifié et développé de manière naturelle l’action de Mahila Housing SEWA Trust (MHT), organisme autonome mis en relief par le syndicat SEWA (Self Employed Women’s Association). Sous l’égide de Bijal, MHT a opéré une transition, passant du statut d’ONG consultative à celui d’intervenant et fournisseur d’habitations et d’infrastructure pour les pauvres (énergie, eau, gestion des déchets solides et routes) pour les femmes vivant dans des bidonvilles. Le caractère novateur de l’action menée par Bijal réside également dans sa capacité à obtenir des subventions gouvernementales destinées à la rénovation de bidonvilles et à fournir des services techniques, une planification urbaine et un conseil juridique, puis à décrocher des titres de propriété foncière pour les habitants de bidonvilles.

Le Fellowship WomenChangeMakers décerné à Bijal et son organisation Mahila Housing SEWA Trust renforcera sa croissance et son expansion. Le Fellowship doit permettre à Bijal de constituer le pôle de connaissances qu’elle envisage de créer, afin de partager de manière stratégique des informations sur les logements abordables et la protection de l’environnement. Dans cette optique, il lui faudra obtenir l’adhésion d’un grand nombre de femmes en tant qu’actrices du changement, à partir de leur réseau de bénéficiaires.

 

Nouvelle associée WCM : Ruchira Gupta

Fondatrice et Présidente d’Apne Aap Women Worldwide

Lieu : New Delhi, Inde

Secteur d’activité : éradication du trafic sexuel

Modèle : droits de la femme

Après avoir remporté un Emmy Award pour son film consacré à la traite des femmes, Ruchira Gupta, ancienne journaliste, a été persuadée par les 22 prostituées qu’elle avait filmées de fonder Apne Aap Women Worldwide en 2002. Apne Aap, organisation de terrain œuvrant pour éradiquer le trafic sexuel, une ignoble forme d’esclavagisme moderne, permet aux femmes victimes de la traite, aux filles en situation de risque et aux populations menacées par la prostitution intergénérationnelle d’imposer leur choix pour échapper au carcan de ce trafic. À cette fin, Apne Aap élargit le champ des possibilités pour la population cible grâce à son Programme « Last Girl 10 Assets », qui permet aux femmes de faire valoir leurs droits. Ce projet produit également un effet dissuasif envers la prostitution grâce à des campagnes encourageant des changements sociaux et politiques. Ruchira a été nominée pour l’édition 2015 du WCM par Roseanna Arquette.

Le Fellowship WomenChangeMakers soutiendra la théorisation du processus du programme « Last Girl 10 Assets Programme » d’Apne Aap pour permettre à l’ONG de partager cet outil efficace en vue d’un élargissement à d’autres contextes, éventuellement par des organisations partenaires. Cette méthode renforcera la stratégie de réplication d’Apne Aap à l’échelle du monde.

 

Nouvelle associée WCM : Anke Riedel

Fondatrice de Casa Angela

Lieu : São Paulo, Brésil

Secteur d’activité : soins prénatals et post-natals et santé maternelle

Modèle : naissance humanisée

Anke Riedel, médecin de formation, supervise le centre de Casa Angela à São Paulo (Brésil), fondé en 2009, où toutes les femmes, même les plus démunies, bénéficient de soins et conseils avant, pendant et après l’accouchement. L’approche novatrice adoptée par Casa Angela dans les domaines de l’accouchement humanisé et des soins prodigués à la mère et à l’enfant revêt un caractère exemplaire, aussi bien au Brésil qu’au-delà de ses frontières. En outre, Anke Riedel s’implique activement dans les réseaux locaux et régionaux qui assurent la promotion de l’accouchement humanisé par le biais du dialogue, du partage des expériences et du plaidoyer pour des réglementations et pratiques appropriées.

Grâce à l’appui du programme WCM, Anke Riedel entend renforcer le modèle commercial de Casa Angela et répliquer sa méthodologie dans les secteurs de la santé publique et privée afin d’augmenter son étendue et son impact. Elle veut ainsi permettre à une large frange de la population brésilienne, sans distinction de classe socio-économique, de bénéficier du concept de naissance humanisée, tout en améliorant de manière notable le bilan sanitaire.

http://www.casaangela.org.br/

 

Nouvelle associée WCM : Lilian do Prado

Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social 

Lieu : États du Pernambuco et du Ceará, Brésil

Secteur d’activité : entrepreneuriat des femmes

Modèle : soutien aux entreprises et conseil financier

Lilian do Prado – Cofondatrice d’Acreditar – Capital Humano e Transformação Social (basée dans les états brésiliens du Pernambuco et du Ceará) – Lilian do Prado a cofondé Acreditar – Capital Humano e Transformação Social à l’âge de 20 ans. Titulaire d’une licence de gestion commerciale, elle supervise l’activité d’Acreditar dans les petites villes et les régions rurales des états brésiliens du Pernambuco et du Ceará. L’organisation soutient l’incubation d’entreprises, en proposant une formation financière, des conseils techniques et un microcrédit de production aux jeunes et aux femmes souhaitant créer leur entreprise. Par le biais d’Acreditar, elle a pu établir une culture encourageant l’entrepreneuriat de la jeunesse et des femmes dans un contexte socio-économique qui étouffe souvent la créativité, l’innovation et l’émancipation des femmes. Ses accomplissements lui ont valu des distinctions décernées par des organisations nationales et internationales, telles que la Brazil Foundation, Ashoka, McKinsey et Prêmio Claudia.

Grâce au Fellowship WCM, Lilian vise à renforcer la focalisation sur l’entrepreneuriat féminin et à élaborer des programmes et fonds de capital-risque spécifiques destinés aux femmes.

http://acreditar.org.br/novo-site/

Sélection

Dans chaque pays d’intervention, des personnes chargées des nominations sélectionnent des Fellows potentiels qui souhaitent élargir et/ou répliquer leur projet, puis les mettent en relation avec nous (les entrepreneurs sociaux ne présentent pas leur candidature directement pour devenir Fellow WomenChangeMakers). Les candidats sont alors évalués et mesurés selon des critères méticuleusement établis, lors d’une phase d’entretiens et de tests visant à garantir que les entrepreneurs sociaux sélectionnés et leurs projets sont conformes à notre mission.

Nous invitons les organisations non gouvernementales intervenant dans le secteur de l’autonomisation des femmes et souhaitant en savoir plus sur le processus de nomination des Fellows à nous contacter.

Nos critères de sélection

Autonomisation et progrès des femmes : les candidats doivent diriger un projet ayant fait ses preuves en faveur de l’autonomisation des femmes, afin de créer un environnement habilitant et/ou de faire voler en éclats les obstacles à l’émancipation des femmes. Ils doivent intervenir dans l’un des domaines suivants :

  • Accès à l’éducation et la formation ;
  • Accès à des services de soin ou amélioration des services de santé pour les femmes ;
  • Promotion du leadership social et politique des femmes ;
  • Protection de la dignité et l’intégrité des femmes et prévention des actes de violence, qu’ils soient de nature sexuelle ou d’une autre forme de violence ciblée ;
  • Accès à l’indépendance et l’émancipation économique.

Point d’inflexion : les candidats doivent se trouver à un point d’inflexion. Il est important que le succès et l’efficacité de leur programme soient établis et que les candidats aient déjà été contactés par une autre organisation ou inclus dans une organisation tierce. Ils doivent avoir atteint un niveau nécessitant un élargissement ou une réplication à des fins de croissance. Les Fellows sélectionnés auront été récompensés par des institutions faisant figure de pilier dans le secteur de l’entrepreneuriat social, telles qu’Ashoka, la Fondation Schwab, la Skoll Foundation et Avina.

Changement systémique : les idées du projet doivent être structurées selon un modèle systématique et traiter les causes des problèmes visés, plutôt que leurs symptômes. Elles doivent produire un impact fort, démontré par le nombre de femmes dont la vie est changée de manière durable, ainsi qu’un impact sur la loi au niveau local, national ou international. Dans le même temps, il faut qu’elles aient établi leur capacité à produire un impact sur les esprits et les activités sociales des communautés concernées.

Impact social : les idées du projet doivent pouvoir générer un impact social considérable et transformer la vie de nombreuses personnes. Lors de la phase de sélection, le projet doit avoir déjà prouvé son impact social ainsi que son potentiel de croissance.

Durabilité et évolutivité : les idées du projet doivent inclure une feuille de route cruciale vers l’élargissement, comprenant des stratégies d’élaboration de modèles économiques durables à long terme.

Indépendance : l’organisation doit être indépendante de tout contrôle religieux et gouvernemental.

Impératifs de sélection

Qualités entrepreneuriales : nous recherchons des candidats dont les qualités d’entrepreneur sont établies, possédant une perspective et une détermination nécessaires pour atteindre leur but par tous les moyens.

Créativité : les entrepreneurs sociaux doivent posséder une capacité à s’adapter aux fluctuations de leur environnement et à trouver des solutions créatives pour atteindre leur objectif malgré les obstacles.

Qualités de leader : le programme identifie des personnes faisant figure de modèle pour les communautés. Les entrepreneurs sociaux doivent donner aux membres de leur réseau les moyens de faire naître des changements.

Valeurs personnelles : ces valeurs seront mesurées à l’aune de la profondeur et de la constance de l’engagement envers l’égalité des droits et des chances pour les hommes et les femmes.

Fibre éthique et intégrité : ces valeurs seront vérifiées par le biais d’une diligence raisonnable et d’une évaluation des antécédents de l’entrepreneur.

Soutien aux Fellows

Le programme WomenChangeMakers propose une gamme complète d’outils aux Fellows entrepreneurs sociaux pour les accompagner dans leur croissance. Selon leurs besoins spécifiques, nous leur fournissons un soutien et des outils de croissance.

  1. Conseil et formation avec partenaires : nous permettons aux Fellows d’accéder à des professionnels susceptibles de les aider à résoudre des problèmes clés, afin de réussir l’élargissement et/ou la réplication de leur projet. Ce service de conseil et de formation est assuré par nos partenaires spécialisés dans les domaines suivants :
  • Gestion commerciale
  • Ressources humaines
  • Réseautage
  • Questions juridiques
  • Relations publiques, marketing et communication
  • Suivi et évaluation.
  1. Réseau d’assistance professionnel WomenChangeMakers : notre réseau d’assistance se compose d’une communauté de membres du monde des affaires, d’entrepreneurs, de cadres supérieurs, de banquiers d’investissement, d’investisseurs en capital-risque et de consultants qui partagent nos valeurs et acceptent de collaborer avec nos Fellows, en consacrant du temps et des ressources au soutien de leur action.
  1. Réseau d’entrepreneurs sociaux : nous proposons tous les avantages de l’appartenance à un réseau d’entrepreneurs sociaux qui échangent notamment les meilleures pratiques, leur expérience et des informations sur le marché. Ces interactions se déroulent lors de réunions ou via une plate-forme virtuelle réservée à cette communauté.
  1. Soutien financier : nous assurons le soutien financier de nos Fellows, principalement sous forme de traitement (salaire) versé à l’entrepreneur social ou une personne clé pilotant la transition. L’objectif est de permettre à l’entrepreneur social et son équipe de faire franchir un palier de croissance au projet.

 

Partenaires

Accenture, Ashoka, Avina, EgonZehnder, Fondation Ford, Burson-Marsteller, Lex Mundi Pro Bono, Thomson Reuters Foundation/TrustLaw, ONU Femmes, Vital Voices, Synergos, LGT Venture Philanthropy, Ogilvy, Newdea, ZIGLA, Chanel Foundation, Paula Cardenau de Njembre, PEOCIT Technologies, Fondation Trafigura, Philip Morris International.

Programmes

Éradication du travail forcé des filles (Ancient Projet)
(Maroc)

En arrachant les jeunes filles au travail forcé et en leur permettant de revenir dans leur famille et de reprendre leur scolarité, nous les soustrayons à un cycle de maltraitance et de pauvreté.

Photos du Programme

Videos du Programme

Projet

« L’entrée au lycée représente l’évènement le plus positif qui me soit arrivé en 2009, car il me permet d’espérer un avenir meilleur. » – Saadia, 15 ans, ancienne petite bonne

Défi

Les experts estiment que plus de la moitié des 600 000 enfants travaillant au Maroc sont des filles de moins de 15 ans, dont certaines sont âgées d’à peine six ans. Beaucoup d’entre elles travaillent de longues heures en tant que domestiques. Souvent désignées par le terme de « petites bonnes », ces jeunes filles sont vulnérables aux actes de maltraitance physique, psychologique et sexuelle. N’ayant quasiment aucun accès à l’éducation, la plupart d’entre elles sont illettrées à l’âge adulte. Ne bénéficiant d’aucun soutien familial ou externe et possédant peu de compétences, la plupart vivent dans la pauvreté, en marge de la société. Certaines sombrent dans la prostitution pour survivre.

Bien que la loi marocaine interdise le travail des enfants, cette pratique reste répandue en raison d’une pauvreté extrême, de carences dans l’accès à l’éducation (surtout pour les filles) ainsi que d’une tolérance généralisée du travail des enfants dans la société.

Approche

Par le biais de son partenaire local, l’Institution Nationale de Solidarité avec les Femmes en Détresse (INSAF), la Fondation Womanity intervient dans la province de Chichaoua depuis 2005. Il s’agit d’une des principales régions défavorisées où sont recrutées un grand nombre de petites bonnes au Maroc, souvent par des intermédiaires, puis envoyées travailler dans des foyers urbains de classe moyenne.

À son lancement, le projet répondait à trois objectifs principaux :

  • Identifier les petites bonnes et les aider à revenir dans leur famille et à reprendre leur scolarité. Le soutien financier dont bénéficient 90 % de ces filles favorise l’obtention d’un diplôme en fin de cycle secondaire.
  • Mettre fin à la pratique du travail des enfants et à la discrimination envers les petites bonnes en sensibilisant mieux les enfants, leur famille et les communautés locales aux dangers de cette pratique.
  • Faire pression sur les autorités provinciales, régionales et nationales afin d’adopter un cadre juridique protégeant les enfants de l’exploitation et de veiller à son application efficace.

Depuis 2010, ce projet couvre la région d’El Kelaâ des Sraghna et d’Al Haouz. INSAF devrait également l’étendre à la province de Rhamna et autour des villes de Fès et Meknès. INSAF renforce parallèlement ses activités de plaidoyer.

Impact

  • 218 anciennes « petites bonnes » ont bénéficié d’une bourse scolaire sur la période 2005-2014.
  • On a constaté une chute spectaculaire du nombre de « petites bonnes » originaires des villages où INSAF intervient depuis 2005.
  • En dix ans, INSAF a organisé plusieurs campagnes de sensibilisation sur les risques du travail des enfants, notamment le travail domestique. Elle a ainsi pu intervenir auprès de plus de 10 000 membres des communautés, 14 218 enfants, dont 6 432 filles, 187 organisations locales, 318 représentants des autorités locales, 424 enseignants et 77 proviseurs.
  • INSAF a créé une coalition réunissant 60 organisations marocaines locales et nationales qui militent et font pression afin de faire adopter des lois plus efficaces et des mesures plus strictes dans la lutte contre le travail des enfants. Le réseau est piloté par Amnesty International Maroc, l’Association marocaine des droits humains, la Fondation Orient-Occident et INSAF.
  • En 2010, INSAF a reçu le prestigieux Prix d’Excellence pour le Développement Humain Durable décerné par la Fondation Suisse Maroc pour le Développement Durable (FSMD).

Lisez notre dernier rapport sur notre programme Eradication du travail forcé des filles au Maroc.

Partenaire précieux

Institution Nationale de Solidarité avec les Femmes en Détresse (INSAF), les autorités et associations locales. Womanity a financé l’action d’INSAF en collaboration avec d’autres donateurs tels qu’ONU Femmes, la Coopération Belge, la Fondation Drosos et la Fondation L’Oréal.

 

Pour nous aider à financer ce projet, visitez notre page Faire un Don ou contactez Ryna Sherazi à l’adresse e-mail: ryna@womanity.org.